-Pour info : (Depuis le mois d'avril 08) Mes résumés, analyses, traductions, remarques,  et réflexions personnelles sont en bleu. Les articles, dépêches, rapports, résolutions ou citations sont en noir

mercredi 23 décembre 2009

LE BUS DE LA LIBERTE POUR AUNG SAN SUU KYI


Suite à l'arrestation et à la nouvelle condamnation d'Aung San Suu Kyi, en juin dernier, un nouveau collectif de soutien a été constitué :  le COLLECTIF AUNG SAN SUU KYI, en liaison avec les ONG qui luttent depuis des années sur ce terrain.

Après avoir coorganisé la manifestation d'août devant l'ambassade de Birmanie à Paris ainsi que la veillée silencieuse du 6 octobre avec Jane Birkin, ce collectif vient de lancer une nouvelle initiative:

LE BUS DE LA LIBERTE POUR AUNG SAN SUU KYI.



vendredi 13 novembre 2009

Recours d'Aung San Suu Kyi devant la cour suprême


 Les avocats de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi ont déposé un recours vendredi devant la Cour suprême contre sa condamnation à 18 mois supplémentaires d'assignation à résidence, ont-ils indiqué à l'AFP vendredi.
La sanction avait été prononcée en août en première instance et confirmée en appel le 2 octobre, provoquant une avalanche de critiques à l'encontre de la junte.
"Nous avons soumis l'appel à la Cour suprême. Nous devons attendre pour savoir si la Cour accepte de l'examiner", a indiqué Kyi Win, principal avocat de l'opposante. La requête a été confirmée par un responsable birman.
La lauréate du Prix Nobel de la paix, 64 ans, avait été condamnée à trois ans de réclusion et de travaux forcés, pour avoir brièvement hébergé un Américain qui avait réussi à nager jusqu'à son domicile, situé sur les rives d'un lac.
La sanction avait été immédiatement commuée en une prolongation de son assignation à résidence, qui l'exclut de facto du paysage politique pour les élections prévues en 2010. Mme Suu Kyi a été privée de liberté durant 14 des 20 dernières années.
Jeudi, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait réitéré à Manille son appel à sa libération "inconditionnelle", après avoir incité quelques jours plus tôt les pays de la région à faire pression sur les militaires de Naypyidaw. Obtenir une ouverture de la junte est "un effort à long terme qui requiert beaucoup de patience", a-t-elle cependant reconnu vendredi. "Il ne fait aucun doute pour moi que les dirigeants de la junte sont du mauvais côté de l'histoire. La question est de savoir combien de temps ils vont y rester".
Le secrétaire adjoint américain pour l'Asie de l'Est et le Pacifique, Kurt Campbell, est devenu la semaine dernière le plus haut responsable américain à se rendre en Birmanie depuis 14 ans pour rouvrir le dialogue avec la junte.
Il a pu notamment rencontrer Mme Suu Kyi et le Premier ministre Thein Sein.
Mais le régime militaire a régulièrement rappelé qu'il refusait les pressions extérieures. Le généralissime Than Shwe, homme fort de la junte, avait ainsi fustigé mercredi l'ingérence "néo-colonialiste" étrangère, évoquant implicitement les pressions exercées par les Etats-Unis.
Cette nouvelle démarche de Mme Suu Kyi intervient alors que Barack Obama assistera ce week-end au Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec).

Source : RANGOUN -AFP via google

jeudi 12 novembre 2009

Burma VJ: Reporting from a closed country











Le Festival Européen des 4 ecrans aura lieu très prochainement les 18, 19 et 20 novembre 2000 à Paris.

Ce festival a pour objectif de faire découvrir des créations audiovisuelles européennes axées sur le réel réalisées pour tous les écrans ( ciné, télé, net et mobile) grâce à 4 compétitions
( long métrage, web films, phone reporters et mobile).

Pour cette 3ème édition,  le festival a sélectionné un documentaire danois d'Anders Ostergaard, Burma VJ: Reporting from a closed country montrant  le parcours de journalistes intrépides en Birmanie risquant leurs vies pour continuer à informer le monde de la dictature de leur pays.

Si vous voulez en savoir plus, retrouvez toutes les infos du film sur:





PROJECTION ›
Date › Jeudi 19 novembre 2009 Lieu › MK2 Heure › 19h00
Suivi d'un débat avec le réalisateur et animé par l'association Info Birmanie et Reporters Sans Frontière
Date › Vendredi 20 novembre 2009 Lieu › MK2 Heure › 13h30

De courageux et jeunes citoyens birmans, au péril de leur vie, continuent de filmer et d'informer le monde sur la terrible dictature de leur pays. Ce documentaire suit, dans une construction haletante, le destin de ces journalistes dissidents qui ont risqué leur vie pour couvrir la révolte de septembre 2007. Grâce à eux, le monde a découvert la marche bouleversante des moines bouddhistes et le massacre qui s'en est suivi. Un des documentaires les plus forts de l'année.


jeudi 5 novembre 2009

des nouvelles d'Aung San Suu Kyi

Mardi 3 novembre 2009, Kurt Campbell est le plus haut dignitaire américain à se rendre en Birmanie depuis Madeleine Albright en 1995. Avant son départ, il déclarait au Congrès des Etats-Unis : « Un jour, une nouvelle génération de leaders prendra le pouvoir en Birmanie ».

Les réactions à l’annonce du changement de politique américain sont mitigées en Birmanie. Comme si le peuple birman avait appris à ne plus espérer. La joie que suscitait une « intervention de l’Occident » en 1991 semble désormais sagement contenue tant les risques sont grands.

En 1991, lorsque le Prix Nobel de la Paix a été décerné à Aung San Suu Kyi, les habitants de Rangoon ont appris la nouvelle avec espoir et jubilation. Ils voyaient dans la récompense une réprimande retentissante adressée au régime birman. Le régime a dénoncé le prix comme une interférence de l’Occident dans les affaires internes de la Birmanie et sévèrement réprimé les manifestations populaires en l’honneur de la nouvelle héroïne.

A l’image d’Aung San Suu Kyi, le lauréat de cette année va devoir prouver son mérite. Son administration a annoncé en septembre un changement d’orientation dans sa politique à l’égard de la Birmanie. Peu après, la junte au pouvoir autorisait Aung San Suu Kyi à rencontrer trois représentants des diplomaties occidentales. Le peuple birman n’est pas dupe. Ce léger changement d’attitude ne rehausse en rien ses espoirs. Il semble surtout s’inscrire dans une stratégie bien rodée par les généraux : quelques occasionnelles déclarations de bonnes intentions pour adoucir les critiques internationales, tandis que la répression brutale de l’opposition est continue.

Pourquoi permettre de telles entrevues quelques jours seulement après avoir confirmé la condamnation d’Aung San Suu Kyi à 18 mois d’assignation à résidence et donc son incapacité à participer aux prochaines élections ?

Sous couvert d’un semblant d’ouverture les généraux gèrent parfaitement leur affaire. Alors que la presse et des leaders louaient l’espoir permis par ces rencontres, personne ne soulignait l’interdiction catégorique faite à Aung San Suu Kyi de rencontrer les membres de son propre parti, la Ligue Nationale pour la Démocratie. Une autre stratégie discrète mais immuable des généraux, diviser pour mieux régner.

Source : Info-Birmanie

mercredi 17 juin 2009

Soirée hommage à Aung San Suu Kyi

Vendredi 19 juin 2009

Soirée hommage à Aung San Suu Kyi

Aung San Suu Kyi, 64 ans le 19 juin, et 14 années en détention à son actif


Le 19 juin prochain, Aung San Suu Kyi aura 64 ans. Une soirée en l’honneur de la Prix Nobel de la Paix aura lieu à la Mairie du 20ème arrondissement de Paris à partir de 20h30.


Un documentaire, exclusif en France, sur la tournée politique d’Aung San Suu Kyi de mai 2003 qui a précédé sa tentative d’assassinat et son assignation résidence sera projeté.


Prises de parole et témoignages de solidarité ponctueront la soirée.

Seront présents notamment Madame Joëlle Garriaud-Maylam, sénateur, Présidente du Groupe France-Asie du Sud-Est Birmanie au Sénat ;

Monsieur Christophe Girard, Adjoint à la Mairie de Paris chargé de la culture ;

Monsieur Pierre Schapira, Adjoint à la Mairie de Paris chargé des relations internationales, des affaires européennes et de la francophonie.


Un buffet de nourriture birmane sera proposé au public !

Après l’effervescence médiatique suscitée par son arrestation et le début de son procès, la mobilisation en sa faveur ne doit pas s’essouffler. C’est bien le souhait de ses bourreaux qui font durer ce procès pour qu’il ne figure plus en une des journaux. Ne leur faisons pas ce plaisir.


NE L’OUBLIONS PAS ! MOBILISONS-NOUS POUR SA LIBERATION !

Mairie du 20ème arrondissement de Paris

Salle des mariages

6 place Gambetta

75020 PARIS

A partir de 20h30— Entrée libre



Pour nos amis de Suisse et de Belgique, des événements sont également organisés près de chez vous :

L’Association Suisse Birmanie organise une soirée documentaire-débat le 17 juin à 17 heures au CAC Voltaire, Maison des arts de Grütli, Général Dufour 16, Genève.

Action Birmanie et la ville de Bruxelles rendent hommage à Aung San Suu Kyi le 19 juin à 11 heures, Place De Brouckère. Exprimez votre solidarité avec la leader des démocrates birmans en étant présent avec une fleur jaune.

Si vous ne pouvez pas être présent ou si vous souhaitez aller plus loin dans votre engagement auprès d’Aung San Suu Kyi :

Ecrivez vos témoignages de soutien à Aung San Suu Kyi pour son 64ème anniversaire dans le cadre de la campagne "64 mots pour Aung San Suu Kyi" sur le site www.64forsuu.org

Les acteurs américains Demi Moore et Kevin Spacey, l'artiste Yoko Ono, veuve de John Lennon, et le Premier ministre britannique Gordon Brown font partie des personnalités ayant déjà apporté leur contribution sur le site Internet. Joignez-vous à eux !


Source : Info-Birmanie


Communiqué d’Info Birmanie - 16 juin 09

L’ONU déclare le procès d’Aung San Suu Kyi inéquitable, tandis que Ban Ki-moon reçoit plus de 680.000 signatures pour la libération des opposants birmans

Cinq rapporteurs des droits de l’homme de l’ONU ont appelé aujourd’hui les autorités birmanes à garantir que le procès d’Aung San Suu Kyi, leader de l’opposition démocrate birmane et lauréate du Prix Nobel de la Paix, soit « équitable et transparent » et ont souligné les profondes incohérences dans les motifs d’inculpation retenus contre Aung San Suu Kyi. « Si l’Etat assume la responsabilité d’empêcher l’accès à la résidence d’Aung San Suu Kyi, comment peut-elle être passible d’une peine criminelle pour cette intrusion non-désirée ? » Il peut aussi sembler paradoxal le système judiciaire soit aujourd’hui utilisé pour justifier d’une restriction supplémentaire à sa liberté alors qu’Aung San Suu Kyi n’avait jusqu’à présent jamais été amenée devant un juge durant ses treize années de résidence surveillée.

La déclaration conjointe de cinq rapporteurs onusiens est un geste inhabituel au sein de l’ONU, et illustre l’extrême gravité de la situation en Birmanie. La prise de position de Madame Manuela Carmena Castrilo (Rapporteur du groupe de travail sur la détention arbitraire), de Monsieur Leandro Despouy (Rapporteur spécial sur l’indépendance des juges et des avocats, de Monsieur Tomas Ojea Quintana (Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme en Birmanie), de Madame Margaret Sekaggya (Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme) et de Monsieur Franck La Rue (Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit de liberté d’opinion et d’expression) a été la suivante :

« Jusqu’à présent, le procès d’Aung San Suu Kyi et de ses compagnes a été marqué par des violations flagrantes des droits procéduraux et substantiels » a déclaré Leandro Despouy. « La transparence dans l’administration de la justice est un pré-requis dans tout Etat de droit » a-t-il ajouté. Soulignant le fait que le procès s’est déroulé jusque-là à huis-clos et que les médias n’ont pas eu la possibilité de communiquer avec les avocats de la défense, Franck La Rue a indiqué que « les médias nationaux et internationaux devraient avoir un accès total au procès ». Enfin, la présidente du groupe de travail sur la détention arbitraire a rappelé que « la prolongation de l’assignation à résidence d’Aung San Suu Kyi était arbitraire et illégale d’après les lois internationales mais aussi selon le droit birman ». Pour l’ensemble de ces raisons, les experts onusiens ont appelé à la libération immédiate et inconditionnelle d’Aung San Suu Kyi.

L’initiative des rapporteurs spéciaux coïncide avec la remise à New-York d’une pétition au Secrétaire général Ban Ki-moon pour la libération des prisonniers politiques birmans. D’anciens prisonniers politiques birmans ont remis à Ban Ki-moon près de 680.000 signatures collectées au cours des dix dernières semaines par 200 organisations à travers le monde. Une action unitaire à laquelle ont participé les associations françaises Info Birmanie, la FIDH, Reporters Sans Frontières, Femmes Solidaires, l’Alliance des Femmes pour la Démocratie et la Communauté birmane de France.

« Monsieur Ban Ki-moon, mon message est simple : vos déclarations prouvent que la situation birmane vous préoccupe. Maintenant, je voudrais voir quelle action vous allez initier pour obtenir la libération de ma famille et de tous les prisonniers politiques en Birmanie » a déclaré Nyi Nyi Aung, dont la mère et les cousins ont écopé de peines de prison de 65 ans pour leurs activités politiques. « Je reste persuadée que chacune de ces signatures compte » a-t-elle ajouté. Elle était accompagnée de Khin Ohmar, de l’organisation Forum for Democracy in Burma et de Tate Naing, ancien prisonnier politique et secrétaire de l’Association d’Assistance des Prisonniers Politiques.

Alors que le mois dernier, l’activiste démocrate Salai Hla Moe a été le 140ème prisonnier politique à décéder en détention depuis 1988, et que plus de 2.100 prisonniers politiques croupissent actuellement dans les geôles birmanes, la problématique des prisonniers politiques est devenue un thème central dans le dossier birman. Le procès actuel intenté à Daw Aung San Suu Kyi a déclenché une ire de condamnations de la part des gouvernements occidentaux, mais a également provoqué des remous au sein de l’ASEAN. Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejajjiva a déclaré à la presse aujourd’hui que le maintien en détention d’Aung San Suu Kyi « affecterait inévitablement la crédibilité de l’ASEAN», tandis que l’ancien Premier Ministre singapourien Goh Chok Tong déclarait la semaine dernière, lors d’une rencontre avec Than Shwe, le n°1 de la junte, que « le procès d’Aung San Suu Kyi a une dimension internationale, que le Myanmar [Birmanie] ne devrait pas ignorer. »

A l’approche du 64ème anniversaire d’Aung San Suu Kyi, célébré le 19 juin, les groupes de soutien continuent leur mobilisation et ont créé un site spécialement dédié à cette occasion: www.64forsuu.org, sur lequel hommes politiques et personnalités publiques ont publié des messages de soutien à la leader démocrate. Une soirée hommage à Aung San Suu Kyi est organisée vendredi 19 juin à Paris en présence d’élus locaux, de parlementaires et de diverses personnalités. De nombreux autres évènements sont planifiés à travers le monde.



mercredi 20 mai 2009

Aung San Suu Kyi en prison

Communiqué de presse- Eric Delteil Facebook 

Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix, citoyenne d’honneur de la Ville de Paris, est à nouveau emprisonnée par la junte au pouvoir en Birmanie, inculpée à la suite de l’intrusion rocambolesque d’un citoyen américain dans sa résidence la semaine dernière.

Alors que son procès a débuté aujourd’hui, fermé à toute présence étrangère, son issue est évidemment à redouter, personne n’étant dupe du chef d’inculpation retenu.

A quelques jours de la fin officielle de son assignation à résidence, et malgré un état physique extrêmement fragile, Aung San Suu Kyi, se voit ainsi, une fois de plus, empêchée de recouvrer une liberté dont elle est privée depuis dix neuf ans.

Au nom de Paris, je tiens donc à exprimer mon indignation et ma plus vive préoccupation face à cette nouvelle atteinte aux droits de l’Homme perpétrée par le régime birman. Je veux assurer Aung San Suu Kyi, et à travers elle, les démocrates birmans, de notre totale solidarité.

Nous demandons avec force la libération immédiate d’Aung San Suu Kyi, et nous souhaitons que toutes les voies d’une indispensable pression internationale soient explorées à cet effet. Le combat admirable et le courage de cette militante de la démocratie doivent en effet mobiliser, de par le monde, toutes les volontés attachées à ces valeurs essentielles.

lundi 18 mai 2009

La semaine de la Birmanie

Info Birmanie organise la Semaine de la Birmanie

26-30 mai 2009




Le mois de mai est une période porteuse de sens à plusieurs égards concernant la Birmanie : 

-en mai 2009 cela fera un an que la cyclone Nargis a frappé le pays faisant 135 000 morts ; 

- le 27 mai l’assignation à résidence d’Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix 1991, devait officiellement prendre fin, c'est un nouveau procès qui commence aujourd'hui ; 

- enfin le 24 mai marque également la fin de la campagne mondiale de mobilisation demandant au Secrétaire général des Nations unies d’intervenir en faveur de la libération de tous les prisonniers politiques birmans.


* Programme complet au format pdf sur le site d'info-Birmanie 

Et surtout n'oubliez pas : 

 Manifestation de soutien à Aung San Suu Kyi mardi 19 mai à partir de 12h30 en présence de Bertrand Delanoë, maire de Paris

manifestation le 19 mai Place de la République à 12h30

Appel à la mobilisation de Bertrand Delanoë : "Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix, citoyenne d’honneur de la Ville de Paris, est à nouveau emprisonnée par la junte au pouvoir en Birmanie, inculpée à la suite de l’intrusion rocambolesque d’un citoyen américain dans sa résidence la semaine dernière. 
Alors que son procès a débuté aujourd’hui, fermé à toute présence étrangère, son issue est évidemment à redouter, personne n’étant dupe du chef d’inculpation retenu. 
A quelques jours de la fin officielle de son assignation à résidence, et malgré un état physique extrêmement fragile, Aung San Suu Kyi, se voit ainsi, une fois de plus, empêchée de recouvrer une liberté dont elle est privée depuis dix neuf ans. 
Au nom de Paris, je tiens donc à exprimer mon indignation et ma plus vive préoccupation face à cette nouvelle atteinte aux droits de l’Homme perpétrée par le régime birman. Je veux assurer Aung San Suu Kyi, et à travers elle, les démocrates birmans, de notre totale solidarité.

Je me rendrai d’ailleurs Place de la République, demain, mardi 19 mai à 12h30 heures, afin d’exprimer, devant le portrait d’Aung San Suu Kyi, le soutien de notre cité à sa citoyenne d’honneur et j’invite les Parisiens à venir nombreux manifester ainsi notre vigilance et notre mobilisation.

Nous demandons avec force la libération immédiate d’Aung San Suu Kyi, et nous souhaitons que toutes les voies d’une indispensable pression internationale soient explorées à cet effet. Le combat admirable et le courage de cette militante de la démocratie doivent en effet mobiliser, de par le monde, toutes les volontés attachées à ces valeurs essentielles."




 Manifestation de soutien à Aung San Suu Kyi ce lundi 18 mai à partir de 13h30 
Rendez-vous donné devant l'Ambassade de Birmanie à Paris, place du Brocard - 8ardt de Paris (M° Courcelles) 
lire l'appel à manifestation, lancé par la Communauté Birmane de France, Info Birmanie, la FIDH, Reporters Sans Frontières, Amnesty International, l'ACAT, Femmes Solidaires et l'Alliance des Femmes pour la Démocratie : appel à manifestation_assk_18mai09
En présence de Jane Birkin et d'autres personnalités publiques, venez apporter votre soutien à Aung San Suu Kyi !



Le procès d'Aung San Suu Kyi commence aujourd'hui, lundi 18 mai, à la prison d'Insein à Rangoon

AFP - Le procès à huis clos de la dirigeante de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi s'est ouvert lundi dans la prison d'Insein, au nord de Rangoun. Elle y est jugée pour avoir reçu jeudi, la visite d'un Américain en violation des restrictions liées à son assignation à résidence.

Selon les autorités, l'américain John Yettaw avait réussi à nager début mai jusqu'à la maison de Mme Suu Kyi, située au bord d'un lac, et y avait séjourné pendant deux jours, avec la complicité de l'opposante et de ses assistantes, Khin Khin Win et Win Ma Ma.

«Des ambassadeurs de l'UE se sont rendus à la prison d'Insein, mais on ne les a pas laissés passer, et ils ont été obligés de faire demi-tour», a déclaré un diplomate, rappelant que «dans un état de droit, les audiences judiciaires sont publiques».

L'avocat de Mme Suu Kyi a annoncé qu'elle clamera son innocence et affirmera qu'elle «n'a commis aucun crime». «Elle a eu pitié de cet homme car il avait des crampes aux jambes après avoir traversé le lac et c'est la raison pour laquelle elle l'a autorisée à rester», a-t-il ajouté.

La lauréate du prix Nobel de la paix, maintenue en quasi-isolement depuis 2003 à Rangoun, a été privée de liberté pendant la majeure partie des 19 dernières années. Son inculpation intervient moins de deux semaines avant la fin de sa période d'assignation à résidence, fin mai. Passible de cinq ans de prison, la dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) sera exclue du paysage politique pendant les élections controversées que la junte militaire birmane entend organiser en 2010.

Outre Aung San Suu Kyi, ses deux dames de compagnie, Khin Khin Win et Win Ma Ma, ainsi que John Yettaw, sont jugés lundi, a précisé l'avocat de l'opposante. Ils sont incarcérés à la prison d'Insein parmi des centaines de détenus politiques.


Source : Info Birmanie




jeudi 14 mai 2009

Aung san Suu Kyi pourrait être de nouveau emprisonnée

Ce que craignait l’opposition démocrate birmane soutenue par Info Birmanie est arrivé : l’instrumentalisation par la junte de l’intrusion d’un américain dans la résidence d’Aung San Suu Kyi.

« Il s’agit sans aucun doute possible d’une nouvelle une ruse du régime pour prolonger la détention d’Aung San Suu Kyi et la maintenir au secret »déclare Isabelle Dubuis, coordinatrice d’Info Birmanie.

Aung San Suu Kyi a quitté jeudi 14 mai 2009 sa résidence à bord d'un convoi de police pour se rendre à un tribunal où elle risque d'être inculpée en liaison avec l'intrusion d'un Américain la semaine dernière dans sa demeure, ont indiqué des témoins. Nyan Win, porte-parole de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie a déclaré que* "l’avocat d’Aung San Suu Kyi a indiqué que les autorités vont inculper Aung San Suu Kyi et ses deux employées au tribunal de la prison de Insein"*, la plus célèbre de Birmanie.

*"Elles ont été amenées au tribunal aujourd'hui"* a-t-il précisé. Les mesures de sécurité avaient été considérablement renforcées à l'aube autour de la résidence de la lauréate du prix Nobel de la paix. 

En laissant l’américain s’introduire chez elle, Aung San Suu Kyi aurait contrevenu aux termes de son assignation à résidence. Son avocat, Kyi Win, a précisé qu’elle encourait cinq ans de prison. 

Selon l'avocat de Suu Kyi, l'Américain avait déjà essayé de la contacter l'an dernier mais elle lui avait dit de partir et l'incident avait été signalé aux autorités. Cette fois encore, Suu Kyi a dit à Yettaw de partir, mais il est resté. Le simple fait d'héberger un étranger sans prévenir les autorités à l'avance est considéré comme un délit dans ce pays, si ce n'est pas un membre de la famille. 

Le procès de Suu Kyi devrait commencer lundi 18 mai. Aung San Suu Kyi est poursuivie en vertu d'une loi sur la protection de l'Etat contre la menace d'éléments subversifs. Ce texte prévoit une peine de trois à cinq années d'emprisonnement si un détenu "viole les restrictions qui lui sont imposées".Quant au citoyen américain, il a lui-même été inculpé et est emprisonné dans le même établissement.

La junte ne pouvait ne pas se saisir d’une telle opportunité à quelques jours de la fin officielle de l’assignation à résidence du Prix Nobel de la Paix. L'actuelle assignation à résidence doit prendre fin le 27 mai. Rappelons que l’assignation à résidence de la leader démocrate est non
seulement contraire aux normes internationales mais également aux lois birmanes. 

Les experts juridiques des Nations unies estiment en effet que la réclusion de Aung San Suu Kyi est illégale, le droit birman n'autorisant pas plus de cinq années de détention sans procès. La lauréate du Nobel avait fait appel l'an dernier après la prolongation de son assignation l'an dernier, mais sa demande a été rejetée le mois dernier.

Source : Eric Delteil du groupe "Birmanie, un livre pour vivre' sur Facebbok

lundi 6 avril 2009

Les Nouvelles de Birmanie

"Chers amis,

Aragon, Picasso, pour ne citer qu’eux, ont montré la voie de l’engagement politique des artistes. Info Birmanie vous fait découvrir ce mois-ci des photographes engagés qui, à travers leurs oeuvres, ne se contentent pas d’informer et de rendre compte d’une situation ou d’un évènement, mais prennent position et témoignent des drames vécus en Birmanie.

Pierre Torset, Manon Ott et Gregory Cohen ont chacun à leur façon la volonté de restituer ce qu’ils ont vu en Birmanie, et de partager avec le plus grand nombre ces images afin que chacun d’entre nous prenne conscience et ne demeure pas indifférent aux souffrances du peuple birman. Loin des photos misérabilistes, leurs intentions sont au contraire de montrer l’homme dans sa dignité, de valoriser les initiatives individuelles et communautaires et de révéler des séquences de vie.

Deux projets croisant les approches photographique et littéraire ont ainsi vu le jour :

• Birmans du Myanmar est une série de photographies autour du thème des Droits de l’Homme, chacune des photos en question reprenant de façon emblématique un problème social, économique et politique associé à la dictature militaire en Birmanie. Chaque carte est assortie d’un court texte, en prise directe avec les problèmes de la société birmane, et invite le lecteur à prendre lui-même position sur ces afflictions.

• Rêves Sous Surveillance est un ouvrage mêlant photographies, illustrations et textes pour illustrer le système de surveillance en Birmanie et les moyens de résistance de la population birmane. La finalité de ce projet artistique et militant est de mieux faire entendre les voix de ceux qui résistent, celles des intellectuels – artistes, écrivains ou journalistes de Rangoon qui font face à la censure – , celles de gens ordinaires, celles de ceux qui ont dû s’exiler ou rejoindre les camps de réfugiés en Thaïlande.

"Photographie et engagement, un pari nécessaire et utile pour parler du monde et l'aimer", disait Depardon (photographe humaniste et fondateur de l’agence GAMMA). Merci à
Manon, Grégory et Pierre de nous parler de la Birmanie avec tant d’humanité.

Bonne lecture,

L’équipe d’Info Birmanie
"

Source = INFO BIRMANIE
74, rue Notre Dame des champs
75006 Paris
tél: 01 46 33 41 62


- TELECHARGER  la newsletter du mois de mars d'info birmanie (au format pdf): 
(clic droit sur le lien ci après): 

dimanche 8 mars 2009

Libération des prisonniers politiques en Birmanie


INFO-BIRMANIE Lance une campagne mondiale pour la libération de tous les prisonniers politiques birmans


Signez la pétition à l'attention de Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, lui demandant de ne pas abandonner les courageux activistes démocrates birmans condamnés pour leurs actions pacifiques à des sentences de prison draconiennes, allant jusqu’à 68 ans de prison.Il s'agit d'une campagne mondiale visant à mobiliser l'ONU et son Secrétaire général afin d'obtenir la libération de tous les prisonniers politiques birmans.


Le dialogue politique est la seule solution durable et pacifique pour résoudre les troubles politiques existants en Birmanie. « Tant que l’ensemble de nos prisonniers politiques ne sont pas libres, aucun de nous ne peut clamer que la Birmanie est réellement sur la voie de la démocratie » déclare Aung San Suu Kyi, lauréate du Prix Nobel de la Paix en 1991 et maintenue en résidence surveillée durant treize des dix-neuf dernières années.

Tout comme Aung San Suu Kyi, ils sont plus de 2.100 citoyens birmans à être privés de liberté: démocrates, journalistes, moines bouddhistes et militants des droits de l’homme sont harcelés et emprisonnés en raison de leurs activités politiques.

Le régime militaire doit mettre un terme à ces détentions arbitraires et injustes et doit libérer immédiatement et sans conditions tous les prisonniers politiques birmans, dont Aung San Suu Kyi, Khun Htun Oo et Min Ko Naing.

La libération des prisonniers politiques est une pré-condition fondamentale et l’étape la plus importante pour la liberté et la démocratie en Birmanie. Par ce courrier, j’appelle le Secrétaire général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-moon, à s’engager personnellement sur ce dossier prioritaire pour obtenir auprès du SPDC (Conseil d’Etat pour la Paix et le Développement) la libération de tous les prisonniers politiques birmans.


SIGNER LA PETITION EN LIGNE : Cliquez ici!


samedi 11 octobre 2008

Une pause


Bonjour


J'ai décidé de faire une pause (pour être sincère, je pense qu'il s'agit plutôt d'un arrêt) dans la publication de ce blog ainsi que dans celle du blog "Vipassana" sur le bouddhisme Théravada. 

En ce moment, j'ai besoin de toute mon énergie et mine de rien, alimenter 2 blogs me prenait beaucoup de temps et d'énergie.

Aujourd'hui, je ne peux pas vous dire si il s'agit d'une simple pause ou d'un arrêt définitif, mais de toute manière, je n'ai pas l'intention du supprimer ce blog qui comporte de nombreux articles et de nombreux liens qui peuvent servir. 

Si vous souhaitez continuer de vous tenir informé régulièrement sur ce qui se passe en Birmanie, vous trouverez ci après, quelques uns des liens (en français) que j'utilisais régulièrement pour mes articles
 Et si l'envie vous prenait de prendre la relève? ça serait bien car, comme le souligne olivier SC, que je remercie vivement, on est déjà pas nombreux à parler; en français; de la Birmanie.

Merci à tous ceux qui ont suivi ce blog régulièrement, merci à tous ceux qui m'ont envoyé des messages ou laissé des commentaires, merci pour votre soutien, merci d'être passé par là, tout simplement.

J'espère que vous continuerez de parler de la Birmanie dans vos sites et blogs respectifs.

Bonne continuation

Kathy



- Quelques uns des liens que j'utilisais régulièrement pour mes articles 
- Sans oublier de visiter:

- Plus tous les liens de la colonne de droite du blog 

vendredi 3 octobre 2008

Chers Lecteurs(trices) et ami(e)s

En attendant la reprise des publications de ce blog, vous pouvez continuer de vous informer : 
Sans oublier tous les liens de la colonne de droite, rubrique "Sites ou blog sur la Birmanie (en Français)"

lundi 29 septembre 2008

Le comble: La Birmanie réclame la levée des sanctions internationales

U Nyan Win, ministre des Affaires étrangères du Myanmar, devant l'Assemblée générale de l'ONU.


Comble de l'ironie, et toujours dans l'indifférence générale

selon le centre d'actualités de l'ONU:
Lors d'un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, le ministre des Affaires étrangères du Myanmar, U Nyan Win, a réclamé lundi la levée des sanctions internationales contre son pays pour permettre d'accélérer son développement.

« Des sanctions unilatérales ont été imposées contre mon pays. Ces sanctions ne sont pas justifiées », a dit le ministre. « Le Myanmar dispose de terres et de ressources naturelles abondantes qui peuvent apporter une contribution importante à la sécurité énergétique et alimentaire de notre pays et au-delà de nos frontières », a-t-il souligné, demandant un « accès sans entrave aux marchés », aux technologies modernes et aux investissements.

« Plus vite les injustes sanctions seront levées et les barrières éliminées, plus vite notre pays pourra devenir le grenier à riz de la région et un producteur d'énergie fiable », a-t-il affirmé.

Le ministre des Affaires étrangères du Myanmar a insisté sur la lutte contre le changement climatique, saluant la réunion ministérielle convoquée lundi par le Secrétaire général.

« Nous avons subi les conséquences dévastatrices du changement climatique en mai dernier lorsqu'un cyclone puissant a frappé le delta d'Ayeyarwaddy », a dit U Nyan Win, qui a souligné la réponse de son gouvernement et remercié ceux qui ont apporté une assistance extérieure.

Enfin, au plan politique, il a affirmé que son pays mettait en oeuvre un « plan en sept étapes vers la démocratie ».

Selon lui, « les représentants des anciens groupes armés et d'autres représentants ont participé à la convention nationale qui a établi les principes de base d'une nouvelle constitution ». « Le peuple du Myanmar a approuvé de façon écrasante le projet de constitution », lors d'un référendum en mai dernier, a-t-il affirmé.

La 5ème étape du plan sera à présent de convoquer des élections générales en 2010, a dit le représentant du Myanmar.

Samedi, le Secrétaire général de l'ONU a de nouveau appelé le Myanmar à lancer un véritable dialogue avec l'opposition et à répondre « aux principaux sujets de préoccupation de la communauté internationale, particulièrement la libération des prisonniers politiques, dont Daw Aung San Suu Kyi ». Ban Ki-moon avait indiqué sa préoccupation suite à la tenue du référendum constitutionnel en mai dernier, en pleine crise humanitaire après le passage du cyclone Nargis.


- Les "élections" visées par Le ministre des Affaires étrangères du Myanmar ainsi que le "plan en sept étapes vers la démocratie" ne sont qu'une mascarade de démocratie, rien d'autre.
Les résultats du référendum (qui a eu lieu alors que le Cyclone Nargis venait de frapper la population) ont été "truqués".
Je me suis suffisamment exprimée ces derniers temps, sur la nécessité absolue de renforcer la pression sur la Birmanie, pour ne pas avoir à faire un commentaire très long sur cette "réclamation", au risque de me répéter. Réclamation qui, je l'espère, ne sera pas suivie d'effet, même partiellement!
La situation en Birmanie loin de s'être améliorée s'est aggravée et les sanctions internationales ne doivent pas être levées mais au contraire renforcées!
La junte nous montre une fois de plus qu'elle est prête à tout y compris à se faire passer pour une "victime" aux yeux de la communauté internationale.

Méfiance car justement, le gouvernement français aurait tendance à vouloir suivre la junte sur ce terrain glissant: Pour rappel : Le gouvernement français tend la main à la junte birmane (message du 10 septembre)






Birmanie, L’euphorie n’aura duré que 24 heures pour le prisonnier politique Win Htein

Dans mon message du 26 septembre, (Birmanie, un an après, la situation s'est aggravée) je publiais, à la fin du message, une dépêche AFP qui indiquais qu'un des 7 prisonnier politique libéré, avait été de nouveau arrêté : "un prisonnier politique arrêté 17 heures après avoir bénéficié d'une amnistie"

Aujourd'hui, l'association info-Birmanie, dans un nouveau communiqué évoque ce fait en ces termes :

  • L’euphorie n’aura duré que 24 heures pour le prisonnier birman U Win Htein
Le 25 septembre, la junte militaire birmane avait annoncé la libération de milliers de prisonniers de droit commun, et, fait plus exceptionnel, celle de 7 prisonniers politiques. Parmi eux, U Win Htein, qui est un collaborateur proche de Aung San Suu Kyi et membre du parti démocrate la Ligue Nationale pour la Démocratie, était parmi les sept prisonniers de conscience à bénéficier de l’amnistie des généraux.

Hélas, quelques heures après sa relaxe, des officiers de la police sont venus l’arrêter et l’ont à nouveau conduit en prison. Personne ne sait pour quels motifs U Win Htein a été à nouveau incarcéré, ni combien de temps il restera en prison. U Win Htein n’aura pas eu le temps de revoir sa famille durant ces quelques heures de liberté.

Le retour en prison de U Win Htein prouve que la politique de la junte à l’égard des activistes politiques demeure inchangée. Le pays compte aujourd’hui plus de 2100 prisonniers politiques, dont la Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi. La libération de tous les prisonniers politiques doit être la priorité des Nations unies, et en particulier celle du Secrétaire Général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-moon, qui se rendra prochainement dans le pays.

Source : Info-Birmanie

  • Pour rappel, la dépêche AFP du 26 septembre 22h48
RANGOON — Un ex-collaborateur de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi aura eu peu de temps pour savourer sa liberté retrouvée: 17 heures seulement après avoir été libéré, Win Htein a été interpellé, a annoncé vendredi la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

L'homme, âgé de 64 ans, avait été libéré mardi au bout de 12 ans dans le cadre d'une amnistie accordée à plus de 9.000 détenus dans tout le pays. Il faisait partie des sept membres du parti d'Aung San Suu Kyi à bénéficier de la mesure.

Citant la famille de l'opposant, le porte-parole de la LND, Nyan Win, a rapporté que Win Htein avait été arrêté 17 heures après sa libération. Aucune raison n'a été donnée par les autorités à ses proches pour son arrestation.

La famille s'était rendue à Mandalay, à mi-chemin de la prison de Kathar, dans le nord de la Birmanie, où il avait été emprisonné, pour le rencontrer, mais il n'est pas apparu. L'administration pénitentiaire l'a ensuite informée qu'il avait passé la nuit dans une pension de Kathar avant d'être ramené dans la prison, selon Nyan Win.

Cette situation "est cruelle et ne devrait pas se produire", a commenté le porte-parole du parti d'Aung San Suu Kyi. "C'est de la torture mentale".

Win Htein avait purgé une peine de 14 ans de prison, selon la Campagne américaine pour la Birmanie. Il était accusé d'avoir fourni de fausses informations à la presse étrangère.
Ancien officier de l'armée birmane, il avait rejoint le parti d'Aung San Suu Kyi lors de sa création en 1988. Il avait été son assistant personnel et conseiller.

Selon la Campagne américaine pour la Birmanie, Win Htein avait été brièvement interpellé début 1989 et torturé, puis de nouveau arrêté en la même année et détenu jusqu'en 1995.
L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International estime qu'il reste encore environ 2.000 détenus politiques dans les geôles birmanes.

dimanche 28 septembre 2008

Birmanie, "le groupe des amis du Myanmar"

Le Secrétaire général a convoqué et présidé, le 27 septembre 2008, la première réunion de haut niveau du Groupe des Amis du Secrétaire général sur le Myanmar. Il s’agissait de la sixième réunion du Groupe depuis sa création en décembre 2007.


Selon le centre d'actualités de l'ONU :
  • Myanmar : le Groupe des amis réaffirme son soutien aux bons offices de Ban Ki-moon
Le Groupe des amis du Secrétaire général de l'ONU sur le Myanmar s'est réuni samedi pour une réunion de haut niveau au siège des Nations Unies à New York au cours de laquelle ils ont réaffirmé leur soutien à la mission de bons offices de Ban Ki-moon via son conseiller spécial Ibrahim Gambari. Il s'agissait de la sixième réunion du Groupe depuis qu'il a été établi en décembre 2007.

Le Secrétaire général Ban Ki-moon a remercié tous les Amis de leur participation à un haut niveau pour une discussion utile et constructive. Selon lui, cette réunion a montré clairement l'importance que la communauté internationale accorde à la situation au Myanmar.
«Les membres du Groupe ont été unanimes pour exprimer leur soutien fort et durable aux bons offices du Secrétaire général et à leur mise en œuvre par son conseiller spécial, Ibrahim Gambari».

"Tout en notant les récentes mesures prises par le gouvernement du Myanmar, les membres du Groupe l'ont aussi encouragé à travailler plus étroitement et à réagir plus positivement aux bons offices des Nations Unies pour répondre aux principaux sujets de préoccupation de la communauté internationale, particulièrement la libération des prisonniers politiques, dont Aung San Suu Kyi, et le lancement d'un dialogue entre le gouvernement et l'opposition », ajoute la déclaration.

Les membres du Groupe ont encouragé toutes les parties au Myanmar à saisir l'opportunité des bons offices des Nations Unies, tout en soulignant la responsabilité du gouvernement du Myanmar à montrer son engagement à coopérer avec les bons offices à travers d'autres résultats tangibles. (Centre d'actualités de l'ONU)