vendredi 13 novembre 2009
Recours d'Aung San Suu Kyi devant la cour suprême
jeudi 12 novembre 2009
Burma VJ: Reporting from a closed country
Le Festival Européen des 4 ecrans aura lieu très prochainement les 18, 19 et 20 novembre 2000 à Paris.
Ce festival a pour objectif de faire découvrir des créations audiovisuelles européennes axées sur le réel réalisées pour tous les écrans ( ciné, télé, net et mobile) grâce à 4 compétitions
( long métrage, web films, phone reporters et mobile).
Pour cette 3ème édition, le festival a sélectionné un documentaire danois d'Anders Ostergaard, Burma VJ: Reporting from a closed country montrant le parcours de journalistes intrépides en Birmanie risquant leurs vies pour continuer à informer le monde de la dictature de leur pays.
Si vous voulez en savoir plus, retrouvez toutes les infos du film sur:
Suivi d'un débat avec le réalisateur et animé par l'association Info Birmanie et Reporters Sans Frontière
De courageux et jeunes citoyens birmans, au péril de leur vie, continuent de filmer et d'informer le monde sur la terrible dictature de leur pays. Ce documentaire suit, dans une construction haletante, le destin de ces journalistes dissidents qui ont risqué leur vie pour couvrir la révolte de septembre 2007. Grâce à eux, le monde a découvert la marche bouleversante des moines bouddhistes et le massacre qui s'en est suivi. Un des documentaires les plus forts de l'année.
jeudi 5 novembre 2009
des nouvelles d'Aung San Suu Kyi
Les réactions à l’annonce du changement de politique américain sont mitigées en Birmanie. Comme si le peuple birman avait appris à ne plus espérer. La joie que suscitait une « intervention de l’Occident » en 1991 semble désormais sagement contenue tant les risques sont grands.
En 1991, lorsque le Prix Nobel de la Paix a été décerné à Aung San Suu Kyi, les habitants de Rangoon ont appris la nouvelle avec espoir et jubilation. Ils voyaient dans la récompense une réprimande retentissante adressée au régime birman. Le régime a dénoncé le prix comme une interférence de l’Occident dans les affaires internes de la Birmanie et sévèrement réprimé les manifestations populaires en l’honneur de la nouvelle héroïne.
A l’image d’Aung San Suu Kyi, le lauréat de cette année va devoir prouver son mérite. Son administration a annoncé en septembre un changement d’orientation dans sa politique à l’égard de la Birmanie. Peu après, la junte au pouvoir autorisait Aung San Suu Kyi à rencontrer trois représentants des diplomaties occidentales. Le peuple birman n’est pas dupe. Ce léger changement d’attitude ne rehausse en rien ses espoirs. Il semble surtout s’inscrire dans une stratégie bien rodée par les généraux : quelques occasionnelles déclarations de bonnes intentions pour adoucir les critiques internationales, tandis que la répression brutale de l’opposition est continue.
Pourquoi permettre de telles entrevues quelques jours seulement après avoir confirmé la condamnation d’Aung San Suu Kyi à 18 mois d’assignation à résidence et donc son incapacité à participer aux prochaines élections ?
Sous couvert d’un semblant d’ouverture les généraux gèrent parfaitement leur affaire. Alors que la presse et des leaders louaient l’espoir permis par ces rencontres, personne ne soulignait l’interdiction catégorique faite à Aung San Suu Kyi de rencontrer les membres de son propre parti, la Ligue Nationale pour la Démocratie. Une autre stratégie discrète mais immuable des généraux, diviser pour mieux régner.
Source : Info-Birmanie
mercredi 17 juin 2009
Soirée hommage à Aung San Suu Kyi
Vendredi 19 juin 2009
Soirée hommage à Aung San Suu Kyi
Aung San Suu Kyi, 64 ans le 19 juin, et 14 années en détention à son actif
Le 19 juin prochain, Aung San Suu Kyi aura 64 ans. Une soirée en l’honneur de la Prix Nobel de la Paix aura lieu à la Mairie du 20ème arrondissement de Paris à partir de 20h30.
Un documentaire, exclusif en France, sur la tournée politique d’Aung San Suu Kyi de mai 2003 qui a précédé sa tentative d’assassinat et son assignation résidence sera projeté.
Prises de parole et témoignages de solidarité ponctueront la soirée.
Seront présents notamment Madame Joëlle Garriaud-Maylam, sénateur, Présidente du Groupe France-Asie du Sud-Est Birmanie au Sénat ;
Monsieur Christophe Girard, Adjoint à la Mairie de Paris chargé de la culture ;
Monsieur Pierre Schapira, Adjoint à la Mairie de Paris chargé des relations internationales, des affaires européennes et de la francophonie.
Un buffet de nourriture birmane sera proposé au public !
Après l’effervescence médiatique suscitée par son arrestation et le début de son procès, la mobilisation en sa faveur ne doit pas s’essouffler. C’est bien le souhait de ses bourreaux qui font durer ce procès pour qu’il ne figure plus en une des journaux. Ne leur faisons pas ce plaisir.
NE L’OUBLIONS PAS ! MOBILISONS-NOUS POUR SA LIBERATION !
Mairie du 20ème arrondissement de Paris
Salle des mariages
6 place Gambetta
75020 PARIS
A partir de 20h30— Entrée libre
Pour nos amis de Suisse et de Belgique, des événements sont également organisés près de chez vous :
L’Association Suisse Birmanie organise une soirée documentaire-débat le 17 juin à 17 heures au CAC Voltaire, Maison des arts de Grütli, Général Dufour 16, Genève.
Action Birmanie et la ville de Bruxelles rendent hommage à Aung San Suu Kyi le 19 juin à 11 heures, Place De Brouckère. Exprimez votre solidarité avec la leader des démocrates birmans en étant présent avec une fleur jaune.
Si vous ne pouvez pas être présent ou si vous souhaitez aller plus loin dans votre engagement auprès d’Aung San Suu Kyi :
Ecrivez vos témoignages de soutien à Aung San Suu Kyi pour son 64ème anniversaire dans le cadre de la campagne "64 mots pour Aung San Suu Kyi" sur le site www.64forsuu.org
Les acteurs américains Demi Moore et Kevin Spacey, l'artiste Yoko Ono, veuve de John Lennon, et le Premier ministre britannique Gordon Brown font partie des personnalités ayant déjà apporté leur contribution sur le site Internet. Joignez-vous à eux !
Source : Info-Birmanie
L’ONU déclare le procès d’Aung San Suu Kyi inéquitable, tandis que Ban Ki-moon reçoit plus de 680.000 signatures pour la libération des opposants birmans
Cinq rapporteurs des droits de l’homme de l’ONU ont appelé aujourd’hui les autorités birmanes à garantir que le procès d’Aung San Suu Kyi, leader de l’opposition démocrate birmane et lauréate du Prix Nobel de la Paix, soit « équitable et transparent » et ont souligné les profondes incohérences dans les motifs d’inculpation retenus contre Aung San Suu Kyi. « Si l’Etat assume la responsabilité d’empêcher l’accès à la résidence d’Aung San Suu Kyi, comment peut-elle être passible d’une peine criminelle pour cette intrusion non-désirée ? » Il peut aussi sembler paradoxal le système judiciaire soit aujourd’hui utilisé pour justifier d’une restriction supplémentaire à sa liberté alors qu’Aung San Suu Kyi n’avait jusqu’à présent jamais été amenée devant un juge durant ses treize années de résidence surveillée.
La déclaration conjointe de cinq rapporteurs onusiens est un geste inhabituel au sein de l’ONU, et illustre l’extrême gravité de la situation en Birmanie. La prise de position de Madame Manuela Carmena Castrilo (Rapporteur du groupe de travail sur la détention arbitraire), de Monsieur Leandro Despouy (Rapporteur spécial sur l’indépendance des juges et des avocats, de Monsieur Tomas Ojea Quintana (Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme en Birmanie), de Madame Margaret Sekaggya (Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme) et de Monsieur Franck La Rue (Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit de liberté d’opinion et d’expression) a été la suivante :
« Jusqu’à présent, le procès d’Aung San Suu Kyi et de ses compagnes a été marqué par des violations flagrantes des droits procéduraux et substantiels » a déclaré Leandro Despouy. « La transparence dans l’administration de la justice est un pré-requis dans tout Etat de droit » a-t-il ajouté. Soulignant le fait que le procès s’est déroulé jusque-là à huis-clos et que les médias n’ont pas eu la possibilité de communiquer avec les avocats de la défense, Franck La Rue a indiqué que « les médias nationaux et internationaux devraient avoir un accès total au procès ». Enfin, la présidente du groupe de travail sur la détention arbitraire a rappelé que « la prolongation de l’assignation à résidence d’Aung San Suu Kyi était arbitraire et illégale d’après les lois internationales mais aussi selon le droit birman ». Pour l’ensemble de ces raisons, les experts onusiens ont appelé à la libération immédiate et inconditionnelle d’Aung San Suu Kyi.
L’initiative des rapporteurs spéciaux coïncide avec la remise à New-York d’une pétition au Secrétaire général Ban Ki-moon pour la libération des prisonniers politiques birmans. D’anciens prisonniers politiques birmans ont remis à Ban Ki-moon près de 680.000 signatures collectées au cours des dix dernières semaines par 200 organisations à travers le monde. Une action unitaire à laquelle ont participé les associations françaises Info Birmanie, la FIDH, Reporters Sans Frontières, Femmes Solidaires, l’Alliance des Femmes pour la Démocratie et la Communauté birmane de France.
« Monsieur Ban Ki-moon, mon message est simple : vos déclarations prouvent que la situation birmane vous préoccupe. Maintenant, je voudrais voir quelle action vous allez initier pour obtenir la libération de ma famille et de tous les prisonniers politiques en Birmanie » a déclaré Nyi Nyi Aung, dont la mère et les cousins ont écopé de peines de prison de 65 ans pour leurs activités politiques. « Je reste persuadée que chacune de ces signatures compte » a-t-elle ajouté. Elle était accompagnée de Khin Ohmar, de l’organisation Forum for Democracy in Burma et de Tate Naing, ancien prisonnier politique et secrétaire de l’Association d’Assistance des Prisonniers Politiques.
Alors que le mois dernier, l’activiste démocrate Salai Hla Moe a été le 140ème prisonnier politique à décéder en détention depuis 1988, et que plus de 2.100 prisonniers politiques croupissent actuellement dans les geôles birmanes, la problématique des prisonniers politiques est devenue un thème central dans le dossier birman. Le procès actuel intenté à Daw Aung San Suu Kyi a déclenché une ire de condamnations de la part des gouvernements occidentaux, mais a également provoqué des remous au sein de l’ASEAN. Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejajjiva a déclaré à la presse aujourd’hui que le maintien en détention d’Aung San Suu Kyi « affecterait inévitablement la crédibilité de l’ASEAN», tandis que l’ancien Premier Ministre singapourien Goh Chok Tong déclarait la semaine dernière, lors d’une rencontre avec Than Shwe, le n°1 de la junte, que « le procès d’Aung San Suu Kyi a une dimension internationale, que le Myanmar [Birmanie] ne devrait pas ignorer. »
A l’approche du 64ème anniversaire d’Aung San Suu Kyi, célébré le 19 juin, les groupes de soutien continuent leur mobilisation et ont créé un site spécialement dédié à cette occasion: www.64forsuu.org, sur lequel hommes politiques et personnalités publiques ont publié des messages de soutien à la leader démocrate. Une soirée hommage à Aung San Suu Kyi est organisée vendredi 19 juin à Paris en présence d’élus locaux, de parlementaires et de diverses personnalités. De nombreux autres évènements sont planifiés à travers le monde.
mercredi 20 mai 2009
Aung San Suu Kyi en prison
Alors que son procès a débuté aujourd’hui, fermé à toute présence étrangère, son issue est évidemment à redouter, personne n’étant dupe du chef d’inculpation retenu.
A quelques jours de la fin officielle de son assignation à résidence, et malgré un état physique extrêmement fragile, Aung San Suu Kyi, se voit ainsi, une fois de plus, empêchée de recouvrer une liberté dont elle est privée depuis dix neuf ans.
Au nom de Paris, je tiens donc à exprimer mon indignation et ma plus vive préoccupation face à cette nouvelle atteinte aux droits de l’Homme perpétrée par le régime birman. Je veux assurer Aung San Suu Kyi, et à travers elle, les démocrates birmans, de notre totale solidarité.
Nous demandons avec force la libération immédiate d’Aung San Suu Kyi, et nous souhaitons que toutes les voies d’une indispensable pression internationale soient explorées à cet effet. Le combat admirable et le courage de cette militante de la démocratie doivent en effet mobiliser, de par le monde, toutes les volontés attachées à ces valeurs essentielles.
lundi 18 mai 2009
La semaine de la Birmanie
26-30 mai 2009
Le mois de mai est une période porteuse de sens à plusieurs égards concernant la Birmanie :
* Programme complet au format pdf sur le site d'info-Birmanie
Manifestation de soutien à Aung San Suu Kyi mardi 19 mai à partir de 12h30 en présence de Bertrand Delanoë, maire de Paris
manifestation le 19 mai Place de la République à 12h30
Appel à la mobilisation de Bertrand Delanoë : "Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix, citoyenne d’honneur de la Ville de Paris, est à nouveau emprisonnée par la junte au pouvoir en Birmanie, inculpée à la suite de l’intrusion rocambolesque d’un citoyen américain dans sa résidence la semaine dernière.
Alors que son procès a débuté aujourd’hui, fermé à toute présence étrangère, son issue est évidemment à redouter, personne n’étant dupe du chef d’inculpation retenu.
A quelques jours de la fin officielle de son assignation à résidence, et malgré un état physique extrêmement fragile, Aung San Suu Kyi, se voit ainsi, une fois de plus, empêchée de recouvrer une liberté dont elle est privée depuis dix neuf ans.
Au nom de Paris, je tiens donc à exprimer mon indignation et ma plus vive préoccupation face à cette nouvelle atteinte aux droits de l’Homme perpétrée par le régime birman. Je veux assurer Aung San Suu Kyi, et à travers elle, les démocrates birmans, de notre totale solidarité.
Je me rendrai d’ailleurs Place de la République, demain, mardi 19 mai à 12h30 heures, afin d’exprimer, devant le portrait d’Aung San Suu Kyi, le soutien de notre cité à sa citoyenne d’honneur et j’invite les Parisiens à venir nombreux manifester ainsi notre vigilance et notre mobilisation.
Nous demandons avec force la libération immédiate d’Aung San Suu Kyi, et nous souhaitons que toutes les voies d’une indispensable pression internationale soient explorées à cet effet. Le combat admirable et le courage de cette militante de la démocratie doivent en effet mobiliser, de par le monde, toutes les volontés attachées à ces valeurs essentielles."
Rendez-vous donné devant l'Ambassade de Birmanie à Paris, place du Brocard - 8ardt de Paris (M° Courcelles)
lire l'appel à manifestation, lancé par la Communauté Birmane de France, Info Birmanie, la FIDH, Reporters Sans Frontières, Amnesty International, l'ACAT, Femmes Solidaires et l'Alliance des Femmes pour la Démocratie : appel à manifestation_assk_18mai09
En présence de Jane Birkin et d'autres personnalités publiques, venez apporter votre soutien à Aung San Suu Kyi !
AFP - Le procès à huis clos de la dirigeante de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi s'est ouvert lundi dans la prison d'Insein, au nord de Rangoun. Elle y est jugée pour avoir reçu jeudi, la visite d'un Américain en violation des restrictions liées à son assignation à résidence.
Selon les autorités, l'américain John Yettaw avait réussi à nager début mai jusqu'à la maison de Mme Suu Kyi, située au bord d'un lac, et y avait séjourné pendant deux jours, avec la complicité de l'opposante et de ses assistantes, Khin Khin Win et Win Ma Ma.
«Des ambassadeurs de l'UE se sont rendus à la prison d'Insein, mais on ne les a pas laissés passer, et ils ont été obligés de faire demi-tour», a déclaré un diplomate, rappelant que «dans un état de droit, les audiences judiciaires sont publiques».
L'avocat de Mme Suu Kyi a annoncé qu'elle clamera son innocence et affirmera qu'elle «n'a commis aucun crime». «Elle a eu pitié de cet homme car il avait des crampes aux jambes après avoir traversé le lac et c'est la raison pour laquelle elle l'a autorisée à rester», a-t-il ajouté.
La lauréate du prix Nobel de la paix, maintenue en quasi-isolement depuis 2003 à Rangoun, a été privée de liberté pendant la majeure partie des 19 dernières années. Son inculpation intervient moins de deux semaines avant la fin de sa période d'assignation à résidence, fin mai. Passible de cinq ans de prison, la dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) sera exclue du paysage politique pendant les élections controversées que la junte militaire birmane entend organiser en 2010.
Outre Aung San Suu Kyi, ses deux dames de compagnie, Khin Khin Win et Win Ma Ma, ainsi que John Yettaw, sont jugés lundi, a précisé l'avocat de l'opposante. Ils sont incarcérés à la prison d'Insein parmi des centaines de détenus politiques.
Source : Info Birmanie
jeudi 14 mai 2009
Aung san Suu Kyi pourrait être de nouveau emprisonnée
« Il s’agit sans aucun doute possible d’une nouvelle une ruse du régime pour prolonger la détention d’Aung San Suu Kyi et la maintenir au secret »déclare Isabelle Dubuis, coordinatrice d’Info Birmanie.
Aung San Suu Kyi a quitté jeudi 14 mai 2009 sa résidence à bord d'un convoi de police pour se rendre à un tribunal où elle risque d'être inculpée en liaison avec l'intrusion d'un Américain la semaine dernière dans sa demeure, ont indiqué des témoins. Nyan Win, porte-parole de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie a déclaré que* "l’avocat d’Aung San Suu Kyi a indiqué que les autorités vont inculper Aung San Suu Kyi et ses deux employées au tribunal de la prison de Insein"*, la plus célèbre de Birmanie.
*"Elles ont été amenées au tribunal aujourd'hui"* a-t-il précisé. Les mesures de sécurité avaient été considérablement renforcées à l'aube autour de la résidence de la lauréate du prix Nobel de la paix.
La junte ne pouvait ne pas se saisir d’une telle opportunité à quelques jours de la fin officielle de l’assignation à résidence du Prix Nobel de la Paix. L'actuelle assignation à résidence doit prendre fin le 27 mai. Rappelons que l’assignation à résidence de la leader démocrate est non
seulement contraire aux normes internationales mais également aux lois birmanes.
Source : Eric Delteil du groupe "Birmanie, un livre pour vivre' sur Facebbok
lundi 6 avril 2009
Les Nouvelles de Birmanie
Aragon, Picasso, pour ne citer qu’eux, ont montré la voie de l’engagement politique des artistes. Info Birmanie vous fait découvrir ce mois-ci des photographes engagés qui, à travers leurs oeuvres, ne se contentent pas d’informer et de rendre compte d’une situation ou d’un évènement, mais prennent position et témoignent des drames vécus en Birmanie.
Pierre Torset, Manon Ott et Gregory Cohen ont chacun à leur façon la volonté de restituer ce qu’ils ont vu en Birmanie, et de partager avec le plus grand nombre ces images afin que chacun d’entre nous prenne conscience et ne demeure pas indifférent aux souffrances du peuple birman. Loin des photos misérabilistes, leurs intentions sont au contraire de montrer l’homme dans sa dignité, de valoriser les initiatives individuelles et communautaires et de révéler des séquences de vie.
Deux projets croisant les approches photographique et littéraire ont ainsi vu le jour :
• Birmans du Myanmar est une série de photographies autour du thème des Droits de l’Homme, chacune des photos en question reprenant de façon emblématique un problème social, économique et politique associé à la dictature militaire en Birmanie. Chaque carte est assortie d’un court texte, en prise directe avec les problèmes de la société birmane, et invite le lecteur à prendre lui-même position sur ces afflictions.
• Rêves Sous Surveillance est un ouvrage mêlant photographies, illustrations et textes pour illustrer le système de surveillance en Birmanie et les moyens de résistance de la population birmane. La finalité de ce projet artistique et militant est de mieux faire entendre les voix de ceux qui résistent, celles des intellectuels – artistes, écrivains ou journalistes de Rangoon qui font face à la censure – , celles de gens ordinaires, celles de ceux qui ont dû s’exiler ou rejoindre les camps de réfugiés en Thaïlande.
"Photographie et engagement, un pari nécessaire et utile pour parler du monde et l'aimer", disait Depardon (photographe humaniste et fondateur de l’agence GAMMA). Merci à
Manon, Grégory et Pierre de nous parler de la Birmanie avec tant d’humanité.
Bonne lecture,
L’équipe d’Info Birmanie"
Source = INFO BIRMANIE
74, rue Notre Dame des champs
75006 Paris
tél: 01 46 33 41 62
dimanche 8 mars 2009
Libération des prisonniers politiques en Birmanie

INFO-BIRMANIE Lance une campagne mondiale pour la libération de tous les prisonniers politiques birmans
Signez la pétition à l'attention de Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, lui demandant de ne pas abandonner les courageux activistes démocrates birmans condamnés pour leurs actions pacifiques à des sentences de prison draconiennes, allant jusqu’à 68 ans de prison.Il s'agit d'une campagne mondiale visant à mobiliser l'ONU et son Secrétaire général afin d'obtenir la libération de tous les prisonniers politiques birmans.
Le dialogue politique est la seule solution durable et pacifique pour résoudre les troubles politiques existants en Birmanie. « Tant que l’ensemble de nos prisonniers politiques ne sont pas libres, aucun de nous ne peut clamer que la Birmanie est réellement sur la voie de la démocratie » déclare Aung San Suu Kyi, lauréate du Prix Nobel de la Paix en 1991 et maintenue en résidence surveillée durant treize des dix-neuf dernières années.
Tout comme Aung San Suu Kyi, ils sont plus de 2.100 citoyens birmans à être privés de liberté: démocrates, journalistes, moines bouddhistes et militants des droits de l’homme sont harcelés et emprisonnés en raison de leurs activités politiques.
Le régime militaire doit mettre un terme à ces détentions arbitraires et injustes et doit libérer immédiatement et sans conditions tous les prisonniers politiques birmans, dont Aung San Suu Kyi, Khun Htun Oo et Min Ko Naing.
La libération des prisonniers politiques est une pré-condition fondamentale et l’étape la plus importante pour la liberté et la démocratie en Birmanie. Par ce courrier, j’appelle le Secrétaire général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-moon, à s’engager personnellement sur ce dossier prioritaire pour obtenir auprès du SPDC (Conseil d’Etat pour la Paix et le Développement) la libération de tous les prisonniers politiques birmans.
samedi 11 octobre 2008
Une pause
Merci à tous ceux qui ont suivi ce blog régulièrement, merci à tous ceux qui m'ont envoyé des messages ou laissé des commentaires, merci pour votre soutien, merci d'être passé par là, tout simplement.
- Organisation des Nations Unies avec :
- Centre d'actualités de l'ONU
- Communiqué de presse de l'ONU
- Radio Des Nations Unies
- Confédération Syndicale Internationale (toujours de très bons articles)
- OMS (Organisation Mondiale de la Santé)
- revue des Migrations forcées
- IRIN Asie
- UNHCR
- L'actualité du Parlement européen
- Conseil de l'Union européenne
- Haut commissariat aux droits de l'homme, rubrique Myamnar
- Human Rights Watch (version française)
- isalives.be
- IRIS
- Blog4Burma
- Tribune des Droits Humains
- FIDH
- Recherche Google "Birmanie"
- Le petit journal (bangkok)
- RFI (rubrique ASIE)
- Romandie News (pour les dépêches AFP)
- RSF (Zone Asie)
- Nouvelobs (rubrique actualités asie)
- Europe Solidaire sans frontières
- Le blog très complet de mon amie sophie : Birmanie libre.
- Bloguer ou ne pas bloguer qui via Blog4Burma donne des liens vers des articles parlant de la Birmanie presque tous les jours.
- Info Birmanie
- La communauté Birmane de France
- Le blog de Jean Philippe Demont-Pierot
vendredi 3 octobre 2008
Chers Lecteurs(trices) et ami(e)s
- Birmanie libre
- La rubrique BLOG4Burma de Bloguer ou ne pas bloguer
- Info-Birmanie
lundi 29 septembre 2008
Le comble: La Birmanie réclame la levée des sanctions internationales
Comble de l'ironie, et toujours dans l'indifférence générale
Lors d'un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, le ministre des Affaires étrangères du Myanmar, U Nyan Win, a réclamé lundi la levée des sanctions internationales contre son pays pour permettre d'accélérer son développement.
« Des sanctions unilatérales ont été imposées contre mon pays. Ces sanctions ne sont pas justifiées », a dit le ministre. « Le Myanmar dispose de terres et de ressources naturelles abondantes qui peuvent apporter une contribution importante à la sécurité énergétique et alimentaire de notre pays et au-delà de nos frontières », a-t-il souligné, demandant un « accès sans entrave aux marchés », aux technologies modernes et aux investissements.
« Plus vite les injustes sanctions seront levées et les barrières éliminées, plus vite notre pays pourra devenir le grenier à riz de la région et un producteur d'énergie fiable », a-t-il affirmé.
Le ministre des Affaires étrangères du Myanmar a insisté sur la lutte contre le changement climatique, saluant la réunion ministérielle convoquée lundi par le Secrétaire général.
« Nous avons subi les conséquences dévastatrices du changement climatique en mai dernier lorsqu'un cyclone puissant a frappé le delta d'Ayeyarwaddy », a dit U Nyan Win, qui a souligné la réponse de son gouvernement et remercié ceux qui ont apporté une assistance extérieure.
Enfin, au plan politique, il a affirmé que son pays mettait en oeuvre un « plan en sept étapes vers la démocratie ».
Selon lui, « les représentants des anciens groupes armés et d'autres représentants ont participé à la convention nationale qui a établi les principes de base d'une nouvelle constitution ». « Le peuple du Myanmar a approuvé de façon écrasante le projet de constitution », lors d'un référendum en mai dernier, a-t-il affirmé.
La 5ème étape du plan sera à présent de convoquer des élections générales en 2010, a dit le représentant du Myanmar.
Samedi, le Secrétaire général de l'ONU a de nouveau appelé le Myanmar à lancer un véritable dialogue avec l'opposition et à répondre « aux principaux sujets de préoccupation de la communauté internationale, particulièrement la libération des prisonniers politiques, dont Daw Aung San Suu Kyi ». Ban Ki-moon avait indiqué sa préoccupation suite à la tenue du référendum constitutionnel en mai dernier, en pleine crise humanitaire après le passage du cyclone Nargis.
Les résultats du référendum (qui a eu lieu alors que le Cyclone Nargis venait de frapper la population) ont été "truqués".
La junte nous montre une fois de plus qu'elle est prête à tout y compris à se faire passer pour une "victime" aux yeux de la communauté internationale.
Méfiance car justement, le gouvernement français aurait tendance à vouloir suivre la junte sur ce terrain glissant: Pour rappel : Le gouvernement français tend la main à la junte birmane (message du 10 septembre)
Birmanie, L’euphorie n’aura duré que 24 heures pour le prisonnier politique Win Htein
Aujourd'hui, l'association info-Birmanie, dans un nouveau communiqué évoque ce fait en ces termes :
- L’euphorie n’aura duré que 24 heures pour le prisonnier birman U Win Htein
Hélas, quelques heures après sa relaxe, des officiers de la police sont venus l’arrêter et l’ont à nouveau conduit en prison. Personne ne sait pour quels motifs U Win Htein a été à nouveau incarcéré, ni combien de temps il restera en prison. U Win Htein n’aura pas eu le temps de revoir sa famille durant ces quelques heures de liberté.
Le retour en prison de U Win Htein prouve que la politique de la junte à l’égard des activistes politiques demeure inchangée. Le pays compte aujourd’hui plus de 2100 prisonniers politiques, dont la Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi. La libération de tous les prisonniers politiques doit être la priorité des Nations unies, et en particulier celle du Secrétaire Général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-moon, qui se rendra prochainement dans le pays.
Source : Info-Birmanie
- Pour rappel, la dépêche AFP du 26 septembre 22h48
L'homme, âgé de 64 ans, avait été libéré mardi au bout de 12 ans dans le cadre d'une amnistie accordée à plus de 9.000 détenus dans tout le pays. Il faisait partie des sept membres du parti d'Aung San Suu Kyi à bénéficier de la mesure.
Citant la famille de l'opposant, le porte-parole de la LND, Nyan Win, a rapporté que Win Htein avait été arrêté 17 heures après sa libération. Aucune raison n'a été donnée par les autorités à ses proches pour son arrestation.
La famille s'était rendue à Mandalay, à mi-chemin de la prison de Kathar, dans le nord de la Birmanie, où il avait été emprisonné, pour le rencontrer, mais il n'est pas apparu. L'administration pénitentiaire l'a ensuite informée qu'il avait passé la nuit dans une pension de Kathar avant d'être ramené dans la prison, selon Nyan Win.
Cette situation "est cruelle et ne devrait pas se produire", a commenté le porte-parole du parti d'Aung San Suu Kyi. "C'est de la torture mentale".
Win Htein avait purgé une peine de 14 ans de prison, selon la Campagne américaine pour la Birmanie. Il était accusé d'avoir fourni de fausses informations à la presse étrangère.
Ancien officier de l'armée birmane, il avait rejoint le parti d'Aung San Suu Kyi lors de sa création en 1988. Il avait été son assistant personnel et conseiller.
Selon la Campagne américaine pour la Birmanie, Win Htein avait été brièvement interpellé début 1989 et torturé, puis de nouveau arrêté en la même année et détenu jusqu'en 1995.
L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International estime qu'il reste encore environ 2.000 détenus politiques dans les geôles birmanes.
dimanche 28 septembre 2008
Birmanie, "le groupe des amis du Myanmar"
Selon le centre d'actualités de l'ONU :
- Myanmar : le Groupe des amis réaffirme son soutien aux bons offices de Ban Ki-moon
Le Secrétaire général Ban Ki-moon a remercié tous les Amis de leur participation à un haut niveau pour une discussion utile et constructive. Selon lui, cette réunion a montré clairement l'importance que la communauté internationale accorde à la situation au Myanmar.
«Les membres du Groupe ont été unanimes pour exprimer leur soutien fort et durable aux bons offices du Secrétaire général et à leur mise en œuvre par son conseiller spécial, Ibrahim Gambari».
"Tout en notant les récentes mesures prises par le gouvernement du Myanmar, les membres du Groupe l'ont aussi encouragé à travailler plus étroitement et à réagir plus positivement aux bons offices des Nations Unies pour répondre aux principaux sujets de préoccupation de la communauté internationale, particulièrement la libération des prisonniers politiques, dont Aung San Suu Kyi, et le lancement d'un dialogue entre le gouvernement et l'opposition », ajoute la déclaration.
Les membres du Groupe ont encouragé toutes les parties au Myanmar à saisir l'opportunité des bons offices des Nations Unies, tout en soulignant la responsabilité du gouvernement du Myanmar à montrer son engagement à coopérer avec les bons offices à travers d'autres résultats tangibles. (Centre d'actualités de l'ONU)
samedi 27 septembre 2008
Birmanie, revue de presse du 27 septembre 2008
- 1-Une centaine de moines ont manifesté ce jour, dans l'ouest de la Birmanie
- 2-L'impuissance de la communauté internationale en Birmanie
- 3-retour sur la Révolution safran en Birmanie
- 4-Un an de répression en Birmanie
- 1-Selon une dépêche AP, Une centaine de moines ont manifesté ce jour, dans l'ouest de la Birmanie
L'armée avait ouvert le feu sur des manifestants pacifiques les 26 et 27 septembre 2007, faisant au moins 31 morts selon les Nations unies. Aucun rassemblement n'a été signalé dans la capitale Rangoon, où les manifestations avaient réuni l'an dernier jusqu'à 100.000 personnes.
Mais à Sittwe, ville portuaire de l'ouest du pays, une centaine de moines ont manifesté sous une forte pluie pendant une trentaine de minutes, sous couvert de demander l'aumône, ont déclaré des témoins qui ont requis l'anonymat par peur des représailles.
Thein Hlang, vice-président de la Ligue nationale pour la démocratie, a déclaré que selon un des organisateurs du défilé de samedi, il s'agissait de marquer le premier anniversaire de la répression et rendre hommage aux victimes. Les premières manifestations en 2007 avaient débuté à Sittwe, avant de s'étendre dans tout le pays en septembre
- 2-L'impuissance de la communauté internationale en Birmanie (Le temps.ch)
Est-ce encore de la poudre aux yeux pour faire diversion et parer ainsi à de nouvelles critiques? Au lendemain de l'ouverture à New York de l'assemblée générale de l'ONU et au moment du premier anniversaire de la répression brutale du mouvement de protestation mené par des moines bouddhistes, la junte militaire birmane vient d'annoncer la libération de quelque 9000 prisonniers, afin, a-t-elle fait savoir, qu'ils puissent participer à des élections prévues en 2010. Des élections sur mesures destinées à pérenniser le contrôle de l'armée, en vertu d'une Constitution imposée à une population sous le choc du cyclone qui a dévasté le pays en mai. (...)
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- 3-retour sur la Révolution safran en Birmanie (Europe Solidaire Sans Frontières et Info-Birmanie)
Contribution de INFO BIRMANIE – septembre 2008
Le 14 août 2007, la junte a annoncé une nouvelle hausse des prix des carburants. Aggravant de façon considérable le coût de la vie, cette décision provoque la colère du peuple birman, dont les conditions de vie ne cessent de se détériorer depuis plus d’une dizaine d’années.
Le 19 août 2007 éclatent les premières manifestations contre le coût de la vie, emmenées par plusieurs membres de la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND), le parti d’Aung San Suu Kyi, ainsi que plusieurs leaders de la Génération 88 dont Min Ko Naing.
Le 21 août, alors que d’autres marches menées par des membres de la LND tentent de s’organiser à Rangoun, la junte procède aux premières arrestations d’opposants. Treize figures de l’opposition démocratique, membre de la « Génération des étudiants de 88 », sont ainsi arrêtées. Dans les jours qui suivent, le régime procèdera à des dizaines d’autres arrestations. (...)
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- 4-Un an de répression en Birmanie (Europe Solidaire Sans Frontières et RSF)
Contribution de REPORTERS SANS FRONTIERES – septembre 2008
La libération le 23 septembre de sept prisonniers politiques, dont le célèbre journaliste Win Tin et quatre députés de la Ligue nationale pour la démocratie, ne doit pas occulter une réalité bien plus noire : il y a deux fois plus de prisonniers politiques aujourd’hui qu’avant la révolution safran. Des dizaines de procès sont en cours en Birmanie, dans des conditions contraires à tous les standards internationaux de justice. Les tribunaux se réunissent à l’intérieur même des prisons, les avocats n’ont pas accès aux dossiers et les juges travaillent directement sous l’autorité des militaires.
Après les grandes vagues d’arrestations du début des années 1990, la junte militaire est en train de mener une nouvelle saignée dans les forces vives du pays. Des centaines de moines, d’étudiants, de journalistes, de membres de la Génération 88 et de cadres des partis d’opposition risquent aujourd’hui de lourdes peines de prison pour avoir participé aux manifestations d’août et septembre, ou avoir dénoncé la répression qui a suivi.
Si Amnesty international a recensé plus de deux mille prisonniers politiques, ils sont peut-être le double ou le triple dans tout le pays : moines, militants politiques, défenseurs des droits de l’homme ou membres des minorités ethniques ou religieuses. (...)
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