-Pour info : (Depuis le mois d'avril 08) Mes résumés, analyses, traductions, remarques,  et réflexions personnelles sont en bleu. Les articles, dépêches, rapports, résolutions ou citations sont en noir

mardi 23 novembre 2010

Birmanie, continuer de s'informer

Bonjour


Comme vous avez dû le remarquer, je n'alimente plus beaucoup ce blog, mais heureusement, d'autres ont prit le relais et depuis un certain temps déjà :


Notamment 




-dejunterlabirmanie




et 


-anjoyplanet 






et  les sites d'information sur la Birmanie à ne pas manquer 


-INFO BIRMANIE


et 


-ASSOCIATION SUISSE BIRMANIE 




et un blog qui continue sans relâche de publier les liens vers les messages de Blog4Burma. 


Le blog de mon ami Olivier : 


Bloguer ou ne pas bloguer 




De mon côté, même si je ne publie plus, je continue de m'informer régulièrement sur ce qui se passe en Birmanie.


Kathy 





samedi 13 novembre 2010

Aung San Suu Kyi est enfin libre



ENFIN LIBRE ! mais est-on jamais libre en vivant en Birmanie ? 








De source AFP :


Un peu avant 11h45 heure de , la police a enlevé les barrières qui empêchaient l'accès à sa maison.
Des responsables officiels ont pénétré dans sa maison, rue de l'université, vers 17h00 (10h30 GMT) pour lire à l'opposante l'ordre de libération de la junte, le jour où arrivait à son terme sa dernière condamnation à 18 mois de résidence surveillée.


jeudi 11 novembre 2010

APPEL A RASSEMBLEMENT POUR LA LIBERATION D’AUNG SAN SUU KYI

Selon plusieurs sources non officielles, la Lauréate du Prix Nobel de la Paix et opposante birmane Aung San Suu Kyi doit être libérée le 13 novembre prochain. A cette occasion, des associations engagées en faveur des droits humains et de la démocratie en Birmanie*, en partenariat avec la Mairie de Paris, appellent à un rassemblement de soutien pour sa libération :


Samedi 13 novembre à 14h45
Parvis de l’Hôtel de ville, Paris 1er


en présence
de Monsieur Bertrand Delanoë, Maire de Paris,
de Monsieur Pierre Schapira, adjoint au Maire de Paris, chargé des Relations internationales, des Affaires européennes et de la Francophonie,
de Madame Yamina Benguigui adjointe au Maire de Paris, chargée des droits de l'homme et de la lutte contre les discriminations
de personnalités publiques soutenant l’appel à la libération d’Aung San Suu Kyi
parmi lesquelles Alain Chamfort, Zoé Valdès et Fabell
et des représentants de toutes les associations signataires de cet appel


Par ce rassemblement, les associations appellent à :

·          La libération effective et inconditionnelle d’Aung San Suu Kyi
·          La libération effective et inconditionnelle de LA TOTALITE des 2200 prisonniers politiques du pays
·          La dénonciation du processus électoral et du résultat des élections du 7 novembre dernier, visant à pérenniser et légitimer la dictature militaire au pouvoir, élections qui n’étaient ni libres ni justes, et ne représentaient pas la volonté du peuple
·          Le maintien d’une pression forte sur la junte jusqu’à une réelle avancée démocratique
·          La non-reconnaissance de la Constitution de 2008, écrite entièrement par les Généraux et qui garantit aux militaires une impunité qui ne saurait être tolérée
·          La mise en place d’une Commission d’enquête internationale sous l’égide de l’ONU pour mettre fin à l’impunité dans les cas de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en Birmanie

Si Aung San Suu Kyi est réellement libérée, le pouvoir militaire birman voudra sans doute faire passer cette décision pour un geste de bonne volonté. Il n’en est rien. Sa remise en liberté interviendra simplement au terme des 18 mois supplémentaires d’assignation à résidence auxquels Aung San Suu Kyi a été condamnée à l’été 2009, à l’issue d’un procès inique. Il ne s’agit donc pas d’une amnistie ni d’un quelconque geste de mansuétude.

La libération d’Aung San Suu Kyi est attendue de tous et aura une portée considérable. Cependant, il est à craindre que sa liberté de mouvement et de parole soit limitée et qu’elle ne suffise pas à garantir une avancée démocratique significative dans le pays :
·          Le principal parti d’opposition qu’elle dirige, la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND), a été officiellement dissous, pour n’avoir pas voulu cautionner le processus électoral du 7 novembre.
·          2200 prisonniers politiques, membres de la LND et dirigeants ethniques, croupissent toujours dans les geôles birmanes en vertu de lois iniques.
·          Le pouvoir militaire birman espère, en échange de sa libération, un apaisement de la pression internationale et une acceptation du résultat des élections.




*Amnesty International France, Info Birmanie, Reporters Sans Frontières, Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), Human Rights Watch, la communauté birmane de France, Collectif France Aung San Suu Kyi, Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Alliance des Femmes pour la Démocratie, Femmes Solidaires, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté (LIFPL)

vendredi 22 octobre 2010

Prix de l'humour et de la résistance pour les "Moustaches brothers"

La Maison du rire et de l'Humour a attribué son " Prix de l'Humour et de Résistance" à la troupe de comédiens Birmans, Les Moustaches Brothers  pour récompenser et faire connaître leur combat héroïco-humoristique contre l'oppression de la junte militaire au pouvoir.
Ce prix sera remis début décembre dans le cadre du festival du rire de Montreux  lors d'une cérémonie officielle au cours de laquelle sera projeté un film qui leur est consacré.







mardi 19 octobre 2010

La junte Birmane annonce la libération de plusieurs milliers de prisonniers

Pour Info Birmanie il s'agit avant tout d'une "annonce en trompe l'oeil à un mois des élections" 







Communiqué d’Info-Birmanie du 11 octobre 2010
Selon l’AFP, un responsable birman aurait annoncé que la junte militaire au pouvoir prévoyait de libérer quelques 11 000 prisonniers avant les élections du 7 novembre. « Nous prévoyons de relâcher une partie des prisonniers qui sont pratiquement au bout de leur peine », a déclaré à l'AFP ce responsable. « Nous allons réduire leur peine et les libérer au cours des prochains jours afin qu'ils puissent voter le jour des élections », a-t-il ajouté.
Info-Birmanie tient à tempérer tout enthousiasme face à cette annonce. Les autorités birmanes n’ont pas précisé si cette mesure concernait les prisonniers politiques ou les prisonniers de droit commun. Chaque année le régime militaire procède à des amnisties de prisonniers, mais sur les milliers de prisonniers relâchés on compte très peu de prisonniers politiques. La Birmanie compte aujourd’hui plus de 2.190 prisonniers politiques, dont le nombre n’a cessé d’augmenter ces trois dernières années. Une libération de prisonniers de droit commun en fin de peine ne constitue en rien un geste politique significatif, ni même une quelconque clémence de la part des autorités.
Alors que le Secrétaire général des Nations unies a récemment déclaré que la libération de TOUS les prisonniers politiques – y compris Aung San Suu Kyi – serait « essentiel pour que les élections soient perçues comme crédibles », et que l’Assemblée générale des Nations unies s’apprête à New-York à voter une résolution sur la Birmanie, il n’est pas anodin que le régime annonce une amnistie de cette envergure. Par ces libérations annoncées en grande pompe, les généraux tentent de tempérer les critiques de la communauté internationale en suggérant un geste de bonne volonté et d’ouverture politique.
Cette stratégie est éprouvée depuis de longues années. Au cours des amnisties précédentes, une poignée seulement de prisonniers politiques étaient concernés sur les milliers de prisonniers libérés. La libération d’un prisonnier connu a souvent servi d’appât à la communauté internationale comme espoir de changement. La plupart était en fin de peine, certains dans une situation médicale très précaire en raison des années de torture et de manque d’accès aux soins et à la nourriture. « Si la libération de chaque prisonnier politique est évidemment un immense soulagement pour les familles, une libération isolée ne constitue en rien un progrès politique tangible ou un signe concret d’ouverture du régime militaire birman, qui s’obstine à étouffer et passer sous silence toute voix discordante » rappelle Isabelle Dubuis, coordinatrice d’Info-Birmanie. « Ne soyons pas dupes des manigances de la junte, qui cherche par cette amnistie à nous divertir de l’essentiel : la mascarade démocratique que sont les élections à venir le 7 novembre prochain, le nombre sans cesse croissant de personnes incarcérées pour motifs politiques, l’absence totale de dialogue avec les forces démocratiques et les représentants des minorités ethniques, les violations massives et généralisées des droits de l’homme ».   
En attendant de connaître précisément l’identité des prisonniers libérés, Info-Birmanie continue d’appeler à la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques, un pré-requis indispensable dans le processus de transition démocratique.  



vendredi 8 octobre 2010

Edito de Info-Birmanie

Edito de l'association INFO BIRMANIE 

A un mois des élections, les déclarations officielles appelant à des élections libres, justes et inclusives ainsi qu’à la libération des prisonniers politiques dont Aung San Suu Kyi se multiplient. Est-ce que pour autant l’étau se resserre sur la junte militaire ? On est tenté d’en douter.

Des officiels birmans annoncent qu’Aung San Suu Kyi sera prochainement libérée, le 13 novembre. Les généraux espèrent-ils en échange de sa libération un apaisement de la pression internationale et une acceptation internationale du résultat des élections ? Ce qui est sûr, c’est que la junte se sert de la potentielle libération d’Aung San Suu Kyi comme d’une couronne d’olivier lancée à la     communauté internationale. Privée de liberté pendant 15 des 21 dernières années sans aucun motif valable, les généraux veulent faire passer sa possible libération pour un geste de bonne volonté. Il n’en est pourtant rien. Sa remise en liberté interviendra simplement au terme des 18 mois supplémentaires de son  assignation à résidence. Il ne s’agit donc pas d’une amnistie ni d’un quelconque geste de mansuétude.

Si la libération d’Aung San Suu Kyi est attendue de tous, elle ne suffira malheureusement pas à garantir une avancée démocratique significative dans le pays. Sa remise en liberté s’accompagnera certainement d’un grand nombre de restrictions visant à museler la Prix Nobel de la Paix. En 2002, lors de sa précédente libération, la Ligue Nationale pour la Démocratie avait le droit d’opérer librement et des bureaux locaux et régionaux étaient ouverts dans tout le pays. Aujourd’hui, le parti démocrate a été officiellement dissous, et nombre de ses partisans font partie des 2200 prisonniers politiques qui croupissent toujours dans les geôles birmanes. Au cours des 3 dernières années, le nombre des prisonniers politiques a doublé.

S’il subsiste encore de l’espoir pour les irréductibles optimistes, il suffit de se pencher sur le remaniement auquel a procédé Than Shwe récemment. Certains défendent la théorie selon laquelle le remplacement des vieux généraux par une nouvelle génération de militaires – plus jeunes et potentiellement plus ouverts au dialogue et aux possibilités d’avancées démocratiques – serait une opportunité d’évolution pour la Birmanie. En étudiant le parcours du Général Myint Aung, nommé durant l’été au poste de commandant en chef des armées, les illusions qui accompagnent cette théorie s’effondrent vite. Il est en effet l’un des responsables du massacre en 1998de Christie Island (une île aux abords des eaux territoriales thaïes), lors duquel plus de 80 civils ont été massacrés …

Il faut donc arrêter d’être dupe du jeu des généraux. Au lieu d’attendre une hypothétique ouverture de la part de la junte, la communauté internationale doit se mobiliser et user de la pression diplomatique pour que cette ouverture survienne. La clé réside dans le dialogue : un dialogue sous l’égide de l’ONU, qui rassemblerait les responsables militaires, les représentants de l’opposition démocratique et ceux des minorités ethniques. Des élections truquées ne sont en      aucun cas la réponse aux maux qui rongent le pays. Seul un dialogue tripartite produira une véritable avancée démocratique en Birmanie.

vendredi 1 octobre 2010

libération d’Aung San Suu Kyi le 13 novembre

La junte confirme la libération d’Aung San Suu Kyi le 13 novembre : Info-Birmanie accueille cette nouvelle avec joie, mais aussi avec prudence.

Selon l’AFP, un responsable birman aurait confirmé que la libération d’Aung San Suu Kyi aurait lieu le 13 novembre, soit une semaine après les élections prévues le 7 novembre. Cette date correspond au terme de ses 18 mois d’assignation à résidence supplémentaires auxquels elle avait été condamnée l’an passé, suite à l’intrusion d’un citoyen américain au sein de sa résidence. 
Ayant été privée de liberté durant 16 des 21 dernières années, l’information selon laquelle Aung San Suu Kyi serait prochainement libérée est bien sûr accueillie avec beaucoup de joie. Info Birmanie appelle cependant à la prudence: d’une part, l’annonce n’a pas encore été confirmée officiellement par les hauts responsables birmans ; d’autre part la junte a plusieurs fois promis au cours des vingt dernières années la libération d’Aung San Suu Kyi, sans que ces promesses ne se matérialisent.

Cette annonce intervient alors que le régime militaire est sous forte pression de la communauté internationale qui appelle à la tenue d’élections libres, justes et inclusives et à la libération des détenus politiques, y compris Daw Aung San Suu Kyi. Hier, le Secrétaire Général de l’ONU déclarait que: « cela est essentiel pour que les élections soient perçues comme crédibles ». D’autre part, plusieurs pays dont la France et les Etats-Unis ont récemment déclaré leur soutien à la mise en place d’une commission d’enquête pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Alors que l’Assemblée générale des Nations unies vient de s’ouvrir à New York, les généraux craignent de voir une telle proposition intégrée à la résolution qui sera votée par les Etats membres.

Sous couvert de « geste de bonne volonté », la libération d’Aung San Suu Kyi servirait surtout à faire retomber la pression internationale à un moment critique. Selon Isabelle Dubuis, coordinatrice d’Info-Birmanie : « La junte compte certainement utiliser la libération d’Aung San Suu Kyi comme tactique pour obtenir l’aval de la communauté internationale concernant les élections à venir. Ce serait une grave erreur que de voir la libération d’Aung San Suu Kyi comme une ‘ouverture’ de la part du pouvoir militaire. Info-Birmanie tient à rappeler que le seul geste véritablement significatif et crédible de la part des généraux serait de libérer non seulement Aung San Suu Kyi mais aussi l’ensemble des prisonniers politiques, et d’entamer immédiatement un dialogue avec l’opposition démocrate et les représentants ethniques. »

Au cours des derniers mois, des lois électorales extrêmement restrictives ont été promulguées, le parti démocrate d’Aung San Suu Kyi a été dissous, et la constitution votée en force en 2008 et qui doit entrer en vigueur au lendemain des élections permet d’entériner la dictature militaire et le règne de l’impunité face aux innombrables violations des droits de l’homme commises dans le pays.



Mais comme le souligne l'Association suisse Birmanie :

Aung San Suu Kyi en est à sa troisième période de détention depuis 1989. Le 24 octobre prochain, elle aura passé un total de 15 années en détention.

Même si Aung San Suu Kyi est libérée, on aurait tort d'attacher trop d'importance politique sur sa libération. Elle a été libérée deux fois avant sans qu'il y ait un changement politique dans le pays. Il est plus probable que la dictature va essayer d'utiliser sa libération pour tenter de convaincre la communauté internationale de détendre la pression sur eux. Toutefois, le nombre de prisonniers politiques a presque doublé au cours des trois dernières années. Si la junte libère la totalité ou la majorité des prisonniers politiques ainsi qu’ Aung San Suu Kyi, alors ce pourrait être le début de quelque chose ayant une signification politique plus large.

mercredi 8 septembre 2010

Portes ouvertes Birmanie




« Portes ouvertes Birmanie » avec ENERGIE.06
Depuis 2007, Terre Voyages apporte son soutien à l’association ENERGIES.06, qui se charge de recueillir des fonds pour le financement de projets en Birmanie. Si intervenir en Birmanie n’est pas simple et demande à la fois diplomatie et précaution, l’association ENERGIES.06 l’a bien compris et a noué dans ce sens, des partenariats solides avec des associations birmanes qui soutiennent des projets sociaux et éducatifs conçus et réalisés par les Birmans eux-mêmes.
Cette association a plus que jamais besoin de nous, de vous, de vos familles, de vos amis, de vos collègues, de vos connaissances pour poursuivre et développer ses projets.

Dans ce but, TERRE BIRMANE et ENERGIES.06 sont heureux de vous convier à la journée « portes ouvertes » qu’ils organisent ensemble :
Le SAMEDI 9 OCTOBRE 2010 de 11h00 à 18h00
Dans les locaux de Terre Voyages, 28 boulevard de la Bastille, 75012 Paris.
Au programme de la journée, sur fond de musique birmane :
  • Présentation de l’association ENERGIES.06
  • Diaporamas illustrant les activités des associations birmanes soutenues par ENERGIES.06
  • Exposition / vente de photos de Birmanie et calendriers 2011
  • Exposition d’objets en laque et marionnettes birmanes
  • Modeste aperçu de la cuisine birmane, à déguster


TERRE BIRMANE
28 bd de la Bastille - 75012 Paris
Tél. : 01.44.32.12.86
Fax : 01.44.32.12.89
Site Web : 
www.terre-birmane.com
ENERGIES.06
185 rue Saint Maur - 75010 Paris
Tél. : 01.47.85.92.65
Email :energies.06@gmail.com

vendredi 3 septembre 2010

les prochaines élections en Birmanie, une mascarade


Les jeunes de "Generation Wave" en lutte contre la junte birmane


À l’approche des élections législatives prévues en novembre, l’opposition à la junte militaire fourbit ses armes. Un jeune Birman explique que ces élections sont une mascarade et nous raconte son combat, à coups de chanson et de graffiti, pour obtenir un changement de régime dans son pays.

Vingt ans après les dernières élections législatives remportées par la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante Aung San Suu Kyi, les Birmans sont invités à se rendre aux urnes le 7 novembre. Sans attendre les résultats, la communauté internationale a déjà dénoncé le manque de crédibilité de ces élections.

Selon les lois électorales, un quart des sièges des parlements national et régionaux seront répartis entre les militaires. En outre, près de 70 officiers supérieurs ont quitté l’armée récemment pour pouvoir se présenter aux élections. Quant aux candidats des partis d’opposition, leur nombre s’est réduit en raison de pressions de tous ordres et des frais d’inscription exorbitants réclamés par la commission électorale.

La junte ne relâche pas son emprise sur le pays, trois ans après la Révolution safran de 2007, au cours de laquelle des centaines de milliers de personnes avaient défilé. Malgré les risques d’arrestations, des opposants au régime ont rejoint des mouvements clandestins comme Generation Wave. Il est constitué d’une quarantaine de Birmans de 15 à 25 ans qui multiplient les actions à travers le pays. Il affiche un soutien inébranlable à Aung San Suu Kyi, même s'il se définit comme un mouvement apolitique.



dimanche 28 mars 2010

URGENCES CHRONIQUES





Urgence Chronique de Jérôme Javelle et Geoffroy Vincent à 20h :

Au cinémé le Nouveau Latina
20 rue du Temple
75004 - Paris
M Hôtel de Ville ou Rambuteau
Tarif plein: 6€
Tarif réduit: 5€





Résumé :Plus de 50 ans de guerre en Birmanie ont provoqué l’une des crises humanitaires les plus désastreuses au monde. Ce conflit qui oppose une dictature militaire à divers groupes ethniques armés a déplacé plusieurs millions de civils qui ont perdu tous leurs droits humains.
A Mae Sot en Thaïlande, l’ONG Back Pack Health Worker Team forme des réfugiés aux premiers secours et aux interventions médicales d'urgence. Ces volontaires traversent clandestinement la frontière birmane pour porter de l’aide humanitaire aux populations ethniques pourchassées par la junte militaire. Tout au long de leurs missions qui durent
plusieurs mois, ils risquent sans cesse leur vie en bravant les autorités birmanes et les mines anti-personnels pour secourir des hommes, des femmes et des enfants oubliés de tous.



La séance sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur et d’un membre de l’association Info Birmanie




http://www.jeromejavelle.com/


http://www.alliance-cine.org/paris/


http://fifdhblog.blogspot.com/





mercredi 23 décembre 2009

LE BUS DE LA LIBERTE POUR AUNG SAN SUU KYI


Suite à l'arrestation et à la nouvelle condamnation d'Aung San Suu Kyi, en juin dernier, un nouveau collectif de soutien a été constitué :  le COLLECTIF AUNG SAN SUU KYI, en liaison avec les ONG qui luttent depuis des années sur ce terrain.

Après avoir coorganisé la manifestation d'août devant l'ambassade de Birmanie à Paris ainsi que la veillée silencieuse du 6 octobre avec Jane Birkin, ce collectif vient de lancer une nouvelle initiative:

LE BUS DE LA LIBERTE POUR AUNG SAN SUU KYI.



vendredi 13 novembre 2009

Recours d'Aung San Suu Kyi devant la cour suprême


 Les avocats de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi ont déposé un recours vendredi devant la Cour suprême contre sa condamnation à 18 mois supplémentaires d'assignation à résidence, ont-ils indiqué à l'AFP vendredi.
La sanction avait été prononcée en août en première instance et confirmée en appel le 2 octobre, provoquant une avalanche de critiques à l'encontre de la junte.
"Nous avons soumis l'appel à la Cour suprême. Nous devons attendre pour savoir si la Cour accepte de l'examiner", a indiqué Kyi Win, principal avocat de l'opposante. La requête a été confirmée par un responsable birman.
La lauréate du Prix Nobel de la paix, 64 ans, avait été condamnée à trois ans de réclusion et de travaux forcés, pour avoir brièvement hébergé un Américain qui avait réussi à nager jusqu'à son domicile, situé sur les rives d'un lac.
La sanction avait été immédiatement commuée en une prolongation de son assignation à résidence, qui l'exclut de facto du paysage politique pour les élections prévues en 2010. Mme Suu Kyi a été privée de liberté durant 14 des 20 dernières années.
Jeudi, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait réitéré à Manille son appel à sa libération "inconditionnelle", après avoir incité quelques jours plus tôt les pays de la région à faire pression sur les militaires de Naypyidaw. Obtenir une ouverture de la junte est "un effort à long terme qui requiert beaucoup de patience", a-t-elle cependant reconnu vendredi. "Il ne fait aucun doute pour moi que les dirigeants de la junte sont du mauvais côté de l'histoire. La question est de savoir combien de temps ils vont y rester".
Le secrétaire adjoint américain pour l'Asie de l'Est et le Pacifique, Kurt Campbell, est devenu la semaine dernière le plus haut responsable américain à se rendre en Birmanie depuis 14 ans pour rouvrir le dialogue avec la junte.
Il a pu notamment rencontrer Mme Suu Kyi et le Premier ministre Thein Sein.
Mais le régime militaire a régulièrement rappelé qu'il refusait les pressions extérieures. Le généralissime Than Shwe, homme fort de la junte, avait ainsi fustigé mercredi l'ingérence "néo-colonialiste" étrangère, évoquant implicitement les pressions exercées par les Etats-Unis.
Cette nouvelle démarche de Mme Suu Kyi intervient alors que Barack Obama assistera ce week-end au Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec).

Source : RANGOUN -AFP via google

jeudi 12 novembre 2009

Burma VJ: Reporting from a closed country











Le Festival Européen des 4 ecrans aura lieu très prochainement les 18, 19 et 20 novembre 2000 à Paris.

Ce festival a pour objectif de faire découvrir des créations audiovisuelles européennes axées sur le réel réalisées pour tous les écrans ( ciné, télé, net et mobile) grâce à 4 compétitions
( long métrage, web films, phone reporters et mobile).

Pour cette 3ème édition,  le festival a sélectionné un documentaire danois d'Anders Ostergaard, Burma VJ: Reporting from a closed country montrant  le parcours de journalistes intrépides en Birmanie risquant leurs vies pour continuer à informer le monde de la dictature de leur pays.

Si vous voulez en savoir plus, retrouvez toutes les infos du film sur:





PROJECTION ›
Date › Jeudi 19 novembre 2009 Lieu › MK2 Heure › 19h00
Suivi d'un débat avec le réalisateur et animé par l'association Info Birmanie et Reporters Sans Frontière
Date › Vendredi 20 novembre 2009 Lieu › MK2 Heure › 13h30

De courageux et jeunes citoyens birmans, au péril de leur vie, continuent de filmer et d'informer le monde sur la terrible dictature de leur pays. Ce documentaire suit, dans une construction haletante, le destin de ces journalistes dissidents qui ont risqué leur vie pour couvrir la révolte de septembre 2007. Grâce à eux, le monde a découvert la marche bouleversante des moines bouddhistes et le massacre qui s'en est suivi. Un des documentaires les plus forts de l'année.


jeudi 5 novembre 2009

des nouvelles d'Aung San Suu Kyi

Mardi 3 novembre 2009, Kurt Campbell est le plus haut dignitaire américain à se rendre en Birmanie depuis Madeleine Albright en 1995. Avant son départ, il déclarait au Congrès des Etats-Unis : « Un jour, une nouvelle génération de leaders prendra le pouvoir en Birmanie ».

Les réactions à l’annonce du changement de politique américain sont mitigées en Birmanie. Comme si le peuple birman avait appris à ne plus espérer. La joie que suscitait une « intervention de l’Occident » en 1991 semble désormais sagement contenue tant les risques sont grands.

En 1991, lorsque le Prix Nobel de la Paix a été décerné à Aung San Suu Kyi, les habitants de Rangoon ont appris la nouvelle avec espoir et jubilation. Ils voyaient dans la récompense une réprimande retentissante adressée au régime birman. Le régime a dénoncé le prix comme une interférence de l’Occident dans les affaires internes de la Birmanie et sévèrement réprimé les manifestations populaires en l’honneur de la nouvelle héroïne.

A l’image d’Aung San Suu Kyi, le lauréat de cette année va devoir prouver son mérite. Son administration a annoncé en septembre un changement d’orientation dans sa politique à l’égard de la Birmanie. Peu après, la junte au pouvoir autorisait Aung San Suu Kyi à rencontrer trois représentants des diplomaties occidentales. Le peuple birman n’est pas dupe. Ce léger changement d’attitude ne rehausse en rien ses espoirs. Il semble surtout s’inscrire dans une stratégie bien rodée par les généraux : quelques occasionnelles déclarations de bonnes intentions pour adoucir les critiques internationales, tandis que la répression brutale de l’opposition est continue.

Pourquoi permettre de telles entrevues quelques jours seulement après avoir confirmé la condamnation d’Aung San Suu Kyi à 18 mois d’assignation à résidence et donc son incapacité à participer aux prochaines élections ?

Sous couvert d’un semblant d’ouverture les généraux gèrent parfaitement leur affaire. Alors que la presse et des leaders louaient l’espoir permis par ces rencontres, personne ne soulignait l’interdiction catégorique faite à Aung San Suu Kyi de rencontrer les membres de son propre parti, la Ligue Nationale pour la Démocratie. Une autre stratégie discrète mais immuable des généraux, diviser pour mieux régner.

Source : Info-Birmanie

mercredi 17 juin 2009

Soirée hommage à Aung San Suu Kyi

Vendredi 19 juin 2009

Soirée hommage à Aung San Suu Kyi

Aung San Suu Kyi, 64 ans le 19 juin, et 14 années en détention à son actif


Le 19 juin prochain, Aung San Suu Kyi aura 64 ans. Une soirée en l’honneur de la Prix Nobel de la Paix aura lieu à la Mairie du 20ème arrondissement de Paris à partir de 20h30.


Un documentaire, exclusif en France, sur la tournée politique d’Aung San Suu Kyi de mai 2003 qui a précédé sa tentative d’assassinat et son assignation résidence sera projeté.


Prises de parole et témoignages de solidarité ponctueront la soirée.

Seront présents notamment Madame Joëlle Garriaud-Maylam, sénateur, Présidente du Groupe France-Asie du Sud-Est Birmanie au Sénat ;

Monsieur Christophe Girard, Adjoint à la Mairie de Paris chargé de la culture ;

Monsieur Pierre Schapira, Adjoint à la Mairie de Paris chargé des relations internationales, des affaires européennes et de la francophonie.


Un buffet de nourriture birmane sera proposé au public !

Après l’effervescence médiatique suscitée par son arrestation et le début de son procès, la mobilisation en sa faveur ne doit pas s’essouffler. C’est bien le souhait de ses bourreaux qui font durer ce procès pour qu’il ne figure plus en une des journaux. Ne leur faisons pas ce plaisir.


NE L’OUBLIONS PAS ! MOBILISONS-NOUS POUR SA LIBERATION !

Mairie du 20ème arrondissement de Paris

Salle des mariages

6 place Gambetta

75020 PARIS

A partir de 20h30— Entrée libre



Pour nos amis de Suisse et de Belgique, des événements sont également organisés près de chez vous :

L’Association Suisse Birmanie organise une soirée documentaire-débat le 17 juin à 17 heures au CAC Voltaire, Maison des arts de Grütli, Général Dufour 16, Genève.

Action Birmanie et la ville de Bruxelles rendent hommage à Aung San Suu Kyi le 19 juin à 11 heures, Place De Brouckère. Exprimez votre solidarité avec la leader des démocrates birmans en étant présent avec une fleur jaune.

Si vous ne pouvez pas être présent ou si vous souhaitez aller plus loin dans votre engagement auprès d’Aung San Suu Kyi :

Ecrivez vos témoignages de soutien à Aung San Suu Kyi pour son 64ème anniversaire dans le cadre de la campagne "64 mots pour Aung San Suu Kyi" sur le site www.64forsuu.org

Les acteurs américains Demi Moore et Kevin Spacey, l'artiste Yoko Ono, veuve de John Lennon, et le Premier ministre britannique Gordon Brown font partie des personnalités ayant déjà apporté leur contribution sur le site Internet. Joignez-vous à eux !


Source : Info-Birmanie


Communiqué d’Info Birmanie - 16 juin 09

L’ONU déclare le procès d’Aung San Suu Kyi inéquitable, tandis que Ban Ki-moon reçoit plus de 680.000 signatures pour la libération des opposants birmans

Cinq rapporteurs des droits de l’homme de l’ONU ont appelé aujourd’hui les autorités birmanes à garantir que le procès d’Aung San Suu Kyi, leader de l’opposition démocrate birmane et lauréate du Prix Nobel de la Paix, soit « équitable et transparent » et ont souligné les profondes incohérences dans les motifs d’inculpation retenus contre Aung San Suu Kyi. « Si l’Etat assume la responsabilité d’empêcher l’accès à la résidence d’Aung San Suu Kyi, comment peut-elle être passible d’une peine criminelle pour cette intrusion non-désirée ? » Il peut aussi sembler paradoxal le système judiciaire soit aujourd’hui utilisé pour justifier d’une restriction supplémentaire à sa liberté alors qu’Aung San Suu Kyi n’avait jusqu’à présent jamais été amenée devant un juge durant ses treize années de résidence surveillée.

La déclaration conjointe de cinq rapporteurs onusiens est un geste inhabituel au sein de l’ONU, et illustre l’extrême gravité de la situation en Birmanie. La prise de position de Madame Manuela Carmena Castrilo (Rapporteur du groupe de travail sur la détention arbitraire), de Monsieur Leandro Despouy (Rapporteur spécial sur l’indépendance des juges et des avocats, de Monsieur Tomas Ojea Quintana (Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme en Birmanie), de Madame Margaret Sekaggya (Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme) et de Monsieur Franck La Rue (Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit de liberté d’opinion et d’expression) a été la suivante :

« Jusqu’à présent, le procès d’Aung San Suu Kyi et de ses compagnes a été marqué par des violations flagrantes des droits procéduraux et substantiels » a déclaré Leandro Despouy. « La transparence dans l’administration de la justice est un pré-requis dans tout Etat de droit » a-t-il ajouté. Soulignant le fait que le procès s’est déroulé jusque-là à huis-clos et que les médias n’ont pas eu la possibilité de communiquer avec les avocats de la défense, Franck La Rue a indiqué que « les médias nationaux et internationaux devraient avoir un accès total au procès ». Enfin, la présidente du groupe de travail sur la détention arbitraire a rappelé que « la prolongation de l’assignation à résidence d’Aung San Suu Kyi était arbitraire et illégale d’après les lois internationales mais aussi selon le droit birman ». Pour l’ensemble de ces raisons, les experts onusiens ont appelé à la libération immédiate et inconditionnelle d’Aung San Suu Kyi.

L’initiative des rapporteurs spéciaux coïncide avec la remise à New-York d’une pétition au Secrétaire général Ban Ki-moon pour la libération des prisonniers politiques birmans. D’anciens prisonniers politiques birmans ont remis à Ban Ki-moon près de 680.000 signatures collectées au cours des dix dernières semaines par 200 organisations à travers le monde. Une action unitaire à laquelle ont participé les associations françaises Info Birmanie, la FIDH, Reporters Sans Frontières, Femmes Solidaires, l’Alliance des Femmes pour la Démocratie et la Communauté birmane de France.

« Monsieur Ban Ki-moon, mon message est simple : vos déclarations prouvent que la situation birmane vous préoccupe. Maintenant, je voudrais voir quelle action vous allez initier pour obtenir la libération de ma famille et de tous les prisonniers politiques en Birmanie » a déclaré Nyi Nyi Aung, dont la mère et les cousins ont écopé de peines de prison de 65 ans pour leurs activités politiques. « Je reste persuadée que chacune de ces signatures compte » a-t-elle ajouté. Elle était accompagnée de Khin Ohmar, de l’organisation Forum for Democracy in Burma et de Tate Naing, ancien prisonnier politique et secrétaire de l’Association d’Assistance des Prisonniers Politiques.

Alors que le mois dernier, l’activiste démocrate Salai Hla Moe a été le 140ème prisonnier politique à décéder en détention depuis 1988, et que plus de 2.100 prisonniers politiques croupissent actuellement dans les geôles birmanes, la problématique des prisonniers politiques est devenue un thème central dans le dossier birman. Le procès actuel intenté à Daw Aung San Suu Kyi a déclenché une ire de condamnations de la part des gouvernements occidentaux, mais a également provoqué des remous au sein de l’ASEAN. Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejajjiva a déclaré à la presse aujourd’hui que le maintien en détention d’Aung San Suu Kyi « affecterait inévitablement la crédibilité de l’ASEAN», tandis que l’ancien Premier Ministre singapourien Goh Chok Tong déclarait la semaine dernière, lors d’une rencontre avec Than Shwe, le n°1 de la junte, que « le procès d’Aung San Suu Kyi a une dimension internationale, que le Myanmar [Birmanie] ne devrait pas ignorer. »

A l’approche du 64ème anniversaire d’Aung San Suu Kyi, célébré le 19 juin, les groupes de soutien continuent leur mobilisation et ont créé un site spécialement dédié à cette occasion: www.64forsuu.org, sur lequel hommes politiques et personnalités publiques ont publié des messages de soutien à la leader démocrate. Une soirée hommage à Aung San Suu Kyi est organisée vendredi 19 juin à Paris en présence d’élus locaux, de parlementaires et de diverses personnalités. De nombreux autres évènements sont planifiés à travers le monde.